Depuis des mois, Patrick Sébastien se livre à un véritable bras de fer avec la direction de France 2. En raison de la suppression de la publicité après 20h sur France Télévisions (ce qui a réduit les rentrées d'argent) et à un contexte économique difficile, la chaîne a demandé à ses animateurs de réduire leurs coûts.
Hors de question, a répondu l'animateur. Il expliquait alors : "Le prix d'un prime time, chez moi, il est de 600 000 €. Les années bonheur, si j'enlève l'orchestre et les danseuses, je fais 60 000 € d'économies. C'est la baisse qu'ils me demandent. Ça fait 10 %. Mais je n'ai pas envie. J'ai envie de faire bosser ces gens-là [...] On n'a pas été augmentés depuis quatre ans. Tous les producteurs vous le diront : on passe à la HD (haute définition), toutes nos salles de montage sont obsolètes. Ca va nous coûter beaucoup d'argent en équipement, ça nous plombe. France Télévisions nous avait dit : "On va vous aider". Et au lieu de nous aider, ils baissent les prix. [...] On n'est pas des gens malhonnêtes, on n'est pas des voleurs. Par exemple, les programmes de France 2 sont diffusés dans le monde entier sur TV 5, et nous les producteurs, on ne touche rien. Le Cabaret part dans 50 pays, on ne touche pas un centime là-dessus".
Ainsi, Patrick est allé jusqu'au bout de sa logique, quitte à se mettre en danger. Pour lui, pas question de baisser la qualité de ses émissions. Marc-Olivier Fogiel a révélé sur Europe 1 que la direction avait plié. Sébastien est donc assuré de maintenir son chiffre d'affaire, son orchestre et ses danseuses pour un an. Après, qui vivra verra. Patrick Sébastien a d'ailleurs tenu à préciser dans le Télé 7Jours en kiosque lundi qu'il n'envisageait pas de transfert vers TF1... pour l'instant !
Michel Drucker, lui, a préféré jouer la sécurité. Ainsi, comme le révèle le site Ozap.com, l'animateur de Vivement Dimanche et Vivement Dimanche Prochain, a concédé un rabais... moyennant une resignature pour deux ans. Déjà lié au service public jusqu'en juin 2010, il est donc assuré de rester à l'antenne jusqu'en 2011.
Jean-Luc Delarue a eu encore moins de chance. En plus d'avoir décidé de l'arrêt de Ça se discute, France 2 aurait, selon le site de Jeanmarcmorandini.com, imposé des restrictions budgétaires à l'animateur pour son programme Toute une histoire (diffusé quotidiennement à 14 h). Ainsi, l'émission ne comprendrait plus qu'un reportage au lieu de deux, ce qui devrait faire baisser les coûts de prod facturés à la chaîne... Pas facile tout ça !
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