Nous pensions cette affaire plus ou moins classée, mais elle revient toujours, comme un disque rayé qui irrite les tympans de la famille Chirac. L'affaire des fameux "emplois fictifs de la mairie de Paris et du RPR", qui a fait tant de mal à Jacques Chirac — notamment par sa mise en examen le 21 novembre 2007 (une première pour un ancien président de la République) —, a une fois de plus rebondi en plein coeur de l'été.
Pour rappel, cette affaire a éclaté lorsque l'on a appris que plusieurs employés permanents du RPR (parti créé et présidé par Jacques Chirac), avaient été rémunérés par la ville de Paris (et donc par les contribuables), dont le maire était également Jacques Chirac.
Alors que l'ancien président et sa femme Bernadette Chirac se la coulent douce à Saint-Tropez, leur fille — Claude Chirac —, ancienne conseillère à l'Elysée, a été entendue au siège de la police judiciaire, le lundi 4 août à Nanterre, par les policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF).
Selon le site Bakchich, interrogée comme simple témoin, de 14h à 23h, Claude Chirac, qui a retrouvé un emploi à la direction de la communication du groupe PPR (Pinault-Printemps-La Redoute), ne risque rien, mais les policiers voulaient quelques éclaircissements de sa part.
La fille de l'ancien chef d'Etat travaillait réellement au service Communication de l'Hôtel de Ville de Paris entre 1989 et 1993, mais n'était pas payée par la Ville. Elle l'était par des entreprises privées. C'est à n'y rien comprendre, certes, mais aucun détournement de fonds publics ne peut donc lui être reproché.
Dépourvue de base judiciaire, la juge chargée de l'affaire — Xavière Siméoni — ne poursuivra donc pas la fille de Chirac.
Comme dirait William Shakespeare, c'est beaucoup de bruit pour rien...
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