Nouvelle étape dans le Tour de Gaule de l'irréductible Gaulois Philippe Lucas, alias Entraîneurdenatation-cétinmétiéarix. Encore quelques kilomètres, et c'est en Belgique qu'il allait préparer ses protégés - ou dans la Manche, mais elle est un peu fraîche en ce moment...
Après avoir été viré du Canet-en-Roussillon à la suite de ses déclarations fracassantes (Eh, eh ! On le connaît, le bonhomme, et il a annoncé qu'il gardait quelques bombes, au cas où...), il s'était replié sur Perpignan, puis avait trouvé refuge au côté des Canards rochelais - une solution provisoire. Alors que ses nageurs sont toujours licenciés auprès du club du Canet 66, mais toujours victimes du gel de leurs salaires (sauf nouvelle information), seul club habilité à les inscrire en compétition, Fifi et son team ont dû ficeler à nouveau leur baluchon, quitter la Charente-Maritime et reprendre leur exil...
Une migration qui les a menés toujours plus au nord, dans leur quête d'une mare accueillante. Qu'ils ont finalement trouvée à... Dunkerque. Hébergement, bassin, équipements... : une vie quasi normale pour des nageurs de haut niveau.
"Ça a toujours été, tant qu'il y a une piscine. J'en ai trouvé plein, confie le coach, mais il en fallait qui m'accueille gentiment. Je dors bien. J'ai toujours été confiant. Je savais que j'allais m'en sortir." Un salut temporaire qu'il doit en partie au passage d'éponge du président de la FFN (fédération française de natation), Francis Luyce, que le "caractère bien trempé" a contrarié par le passé... "Il y a eu un problème d'hommes, admet Lucas, mais il a su passer au-dessus. Il a joué son rôle. Il a eu l'intelligence de passer outre mes déclarations que je ne renie pas".
Reste à régler... l'ardoise. Le problème de budget, un des points d'achoppement au Canet, n'est toujours pas résolu. Du côté du team Lucas, on a une combine bien hasardeuse pour dégoter 20 000 à 30 000 euros : "La nécessité de jouer au Loto puis de prier." Il n'a pas remarqué le casino de Dunkerque, en arrivant ? Au pire, faire... la Manche (ça tombe bien, il est sur place).
Ironie du sort : ce bail dunkerquois, qui n'est évidemment qu'une solution de secours de plus, devrait prendre fin à la fin du mois d'avril, lorsque Lucas et ses nageurs feront la migration dans... le sens inverse, pour les Championnats de France accueillis par Montpellier !
G.J.
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