Elle ne désarme pas Rachida Dati, et à Purepeople son sourire, sa combativité, le petit soldat qui avance... on adore, certains nous le reprochent... tant pis !
Bien sûr, elle s'est encore pris un "désaveu" par le Premier ministre François Fillon, qui en plein milieu de son discours lors d'une conférence de presse sur le plan de relance économique (ce qui était totalement incongru... et n'avait rien à voir) a déclaré : "Je suis totalement hostile à ce qu'on mette en prison des enfants de 12 ans ". C'est tombé comme une mouche dans un verre de lait.
La chancellerie a immédiatement envoyé un communiqué disant que la Garde des Sceaux ne l'avait pas demandé non plus, mercredi, lors de la remise du rapport de la commission Varinard ! C'est un camouflet de plus pour Rachida Dati qui applique pourtant à la lettre les demandes de son boss Nicolas Sarkozy. Il a lui-même déclaré, depuis son passage au ministère de l'Intérieur que "la dangerosité n'attendait point le nombre des années" ! Alors boire ou conduire faut choisir Monsieur le président... Votre ministre applique d'une façon loyale et dévouée votre doctrine sécuritaire — c'est Le journal Libération qui monte au créneau pour défendre Rachida, un comble ! — et suit fidèlement sa feuille de route : "Liberticide et répressive" (sic Libération... toujours).
Si maintenant elle est désavouée autant pour les problèmes des mineurs, que pour l'arrestation musclée de l'ex-patron de Libération (justement) où là encore elle a appliqué à la lettre vos consignes de fermeté, donc donné raison à la juge — il faut quand même savoir que ces méthodes d'arrestation en cas de mandat d'amener sont les mêmes pour tous les citoyens que nous sommes ! — et ne pouvant pas désavouer un magistrat (parce que, les magistrats ce sont pas du tout ses copains à Rachida, hein Monsieur le président ?) c'est à ne plus rien y comprendre, ou a trop bien comprendre justement ?
Il y a beaucoup de choses à reprocher à la politique pénale menée par Rachida Dati écrit encore Libération (et nous sommes d'accord avec cette analyse) mais comme elle suit les ordres qu'elle reçoit... on n'a qu'une seule envie, la défendre, elle !
D'ailleurs, les gens de la rue ne s'y trompent pas. Encore ce matin, avant d'aller célébrer un mariage dans sa mairie du VII arrondissement, la ministre a arpenté, en compagnie du réalisateurPatrice Leconte — qui a dû se dépêcher de rejoindre le Puy-du-Fou pour l'élection de Miss france 2009 —, elle était très encouragée par tous ceux qu'elle a croisé. "Tenez bon Rachida, ne craquez pas" pouvait-on entendre rue Cler et aux alentours. Toujours un sourire accroché à sa face, même dans la pire des situations, elle a encouragé les jeunes mobilisés pour le Téléthon, achetant une gauffre aux enfants — vous en connaissez beaucoup des ministres qui sortent leur argent pour payer, vous ? — et s'interéssant à toutes et à tous.
Alors si tout ce qui lui arrive est une manoeuvre de l'Elysée pour préparer son départ du ministère de la justice, pourriez-vous, messieurs, être un peu plus élégants ?
Pour conclure, après cette promenade, elle a passé son écharpe de maire pour célébrer un mariage en fin de matinée, et nous avons trouvé les photos très sympathiques, voilà, c'est tout.
Ah, ça fait du bien un petit coup de gueule journalistique de temps en temps. D'accord, ce n'est pas très people... mais on a aussi des opinions et pas forcément pour la taille des pieds de Paris Hilton !
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