Malheureusement, la présence de supportrices aussi ferventes que jolies ne suffit pas à faire ployer la loi du sport. Ladji Doucouré, le hurdler français, qui défendait aujourd'hui de légitimes espoirs de médaille à Pékin, sous le regard de sa compagne Rachel Legrain-Trapani, en a fait l'amère expérience. Très amère...
On se souvient que le soutien tendre et quasi hystérique de Nolwenn Leroy à son champion Arnaud Clément ne lui a pas évité une défaite en quarts de finale à Wimbledon.
Bis repetita : l'ex-miss France Rachel Legrain-Trapani a eu beau vibrer de tout son être, pendant les quelque 13 secondes de courses de son chéri Ladji Doucouré, rien n'y a fait. Le hurdler français, dont on attendait beaucoup sur le 110m haies (surtout depuis les forfaits du Chinois Liu Xiang et de l'Américain Terence Trammell), échoue au pied du podium. Nouvelle déception pour un athlétisme français décidément en berne. Auteur d'une course en 13'24" (l'or olympique a été arraché en 12'94" par le Cubain Dayron Robles), Ladji s'est effondré dès la ligne d'arrivée franchie, se prenant la tête à deux mains sans parvenir à réaliser comment il avait pu passer au travers.
Des larmes couraient sur son visage, plus vite encore que lui sur la piste du stade Nid d'Oiseau de Pékin ; une détresse qui a gagné sa belle amoureuse, qui n'a pu réprimer ses propres larmes.
Avant de quitter le stade olympique, l'athlète a pris le temps de revenir sur sa course au micro de Marc Maury, consultant de Canal+ : "Je voulais me battre jusqu'au bout. Je savais aussi que le départ serait capital, mais je ne suis pas sorti comme il le fallait. Je savais que cela allait se jouer entre nous quatre, mais je ne voulais pas finir quatrième."
Malgré les caresses de Rachel, présente à ses côtés à cet instant, le jeune champion (25 ans et deux fois champion du monde) craque soudain et fond en larmes en direct. Sa compagne ne peut alors s'empêcher de l'enlacer, désireuse de s'éloigner des caméras pour tenter de le réconforter. Dans ses bras, son champion laisse aller, sans pudeur, de longs sanglots intarissables.
Une épreuve de plus pour la délégation française. RDV dans quatre ans, pour des larmes de bonheur ?
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.