Pas de saison pour descendre dans la rue : après s'être agitée au milieu d'un imposant cortège au pied de la Tour Eiffel, il y a sept mois, afin de sensibiliser l'opinion à la cause des rescapés birmans (et faire un appel du pied aux bonnes volontés), on se souvient que la Franco-Britannique était ensuite aller clamer sa colère en plein festival de Cannes.
Elle avait alors fait d'une pierre deux coups, dénonçant la junte birmane et la détention abusive de la lauréate du Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l'opposition. Ce matin, l'artiste, qui est récemment montée au créneau en bonne compagnie pour l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948, a de nouveau milité pour sa libération, en compagnie de Tina Kieffer et de Yamina Benguigui. Une action qui s'est déroulée sur… le Parvis des Droits de l'homme, évidemment.
Emprisonnée depuis 2003 en vertu d'un article de loi qui permet au gouvernement birman, afin de "protéger l'Etat d'éléments destructeurs", d'emprisonner une personne sans jugement durant 5 ans — une détention prolongée à plusieurs reprises, provoquant l'inquiétude des personnalités internationales (à l'instar de Kofi Annan, notamment) —, la secrétaire générale de la Ligue Nationale Démocratique birmane ne laisse pas d'inquiéter. Au mois de septembre, la communauté internationale a commencé à s'émouvoir et à craindre pour sa santé, Aung San Suu Kyi refusant la nourriture apportée par la junte militaire.
Jane Birkin ne désarme pas…
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.