Le Festival international de cinéma de Toronto s'est ouvert... au son puissant des amplis ! Pour cause, c'est à coups de guitares électriques fréntiquement torturés que le Cannes du Canada a été inauguré, avec la première mondiale d'un documentaire sur la guitare électrique, précisément.
Avec It might get loud (littéralement Ca risque de faire du bruit), Davis Guggenheim, qui a fait ses armes durant des années en réalisant de nombreux épisodes de séries, et s'est récemment distingué dans le registre du documentaire en mettant en scène Al Gore dans Une vérité qui dérange, s'attaque à l'essence de la musique moderne et de la gratte.
Et en matière de bruit, il a su s'entourer : c'est à Jimmy Page, mythique guitariste des Led Zeppelin et l'un des plus grands manipulateurs de Les Paul, à The Edge du groupe U2, roi des effets qui a inspiré de nombreux zikos après lui (Radiohead, Coldplay, ...), ainsi qu'à... Jack White, le tonitruant pape du riff des White Stripes et de The Raconteurs, formidable lors du dernier Rock en Seine, que le réalisateur a fait appel. Un trio magique pour seulement six cordes !
Le documentaire s'invite dans l'intimité de leur rapport à l'instrument et dans l'antre de leurs créations : on verra même Jack White bricoler une guitare avec fil de fer, bois, bouteille de cola et microphone !
Un voyage indispensable dans une des plus passionnantes légendes de la musique moderne, avec en prime une visite guidée assurée par trois maîtres, trois pattes, trois énergies.
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