Si certains artistes sont ardemment espérés et suscitent des désillusions et des colères à la hauteur de l'attente (Amy Winehouse, si tu nous lis...), d'autres font bien moins de tapage médiatique et sont à l'heure aux rendez-vous.
C'est notamment le cas du groupe de rock alternatif bientôt trentenaire R.E.M. (pour "rapid eye movement", qui désigne l'activité oculaire qui a lieu durant le sommeil paradoxal). Pour la seconde journée de Rock en Seine, jeudi dernier, Michael Stipe et ses potes, qui passaient en prime time après des phénomènes tels que The Dø ou les Kaiser Chiefs, ont largement assuré, amalgamant avec bonheur titres anciens et récents, tubes revivant sur toutes les lèvres et nouveautés ou pépites un peu plus secrètes.
Pas de fausse note lors de cette performance énorme qui signale le plaisir d'être sur scène du quatuor américain, et les festivaliers ne s'y sont pas trompés, réservant un accueil des plus chaleureux aux garçons qui les ont fait se dandiner plaisamment sur la pelouse du domaine national de Saint-Cloud.
Un plaisir d'offrir... de la musique, qu'ils n'ont pas tardé à emporter à Londres : après Rock en Seine, c'est dans l'antre mythique de Twickenham qu'ils se sont produits. L'Angleterre les a également bien accueillis, et sera prête à le refaire — durablement — : Michael Stipe a en effet affirmé qu'il quitterait les Etats-Unis si John McCain devait être élu en novembre prochain...
Du côté d'Athens, en Georgie, on doit s'inquiéter du possible départ de ces concitoyens si impliqués jusqu'à présent...
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