A défaut de pouvoir s'imposer au cinéma en tant qu'actrice, Paris Hilton, qui dînait hier soir au restaurant Il Sole avec son chéri Benji Madden, — collée serrée, très amoureuse, c'est bien la première fois qu'elle garde le même aussi longtemps... — a trouvé une autre combine qui rapporte (de l'argent et de la notoriété). Pas de panique : non, elle ne planche pas sur un nouveau concept de télé réalité — d'autant que ses dernières frasques, à la recherche d'une nouvelle meilleure amie, n'ont pas encore été diffusées. Il suffit de susciter des documentaires sur sa merveilleusissime personne.
A Toronto, lors du festival qui est un peu le pendant canadien de notre festival de Cannes, la fille de Tom Petty, Adrian, dévoile précisément celui qu'elle consacre à la blonde héritière. Une oeuvre de fond, au titre d'une pédagogie extra lucide Paris, Not France. Ce documentaire, dont la première aura lieu mardi, se propose d'étudier "la businesswoman et l'être humain derrière la personne publique". Tout un programme.
Pourtant, on se demande si la businesswoman en elle n'écrase pas ses "autres rôles". En effet, Paris a contraint les organisateurs du festival de Toronto à déprogrammer deux des trois projections prévues pour ce documentaire, dont une projection presse (qui est censée favoriser le buzz). Aussitôt, nombreux sont ceux qui ont pensé à une pression mise par l'héritière pour censurer un portrait qui ne la satisfaisait pas. Pas du tout ! En réalité, c'est pour en tirer un maximum de bénéfice(s) !
Son attaché de presse ne s'en est absolument pas caché : "Nous voulions créer plus de buzz, créer quelque chose de vraiment hype... Nous avons l'impression qu'une projection unique aura un impact bien plus extrême". Dans la perspective de sa commercialisation, évidemment. Mais quant à savoir quel intérêt peut bien avoir Paris à ce que le documentaire encaisse un maximum d'argent : "je ne suis pas autorisé à parler de cela", élude son représentant. On saura simplement que l'héritière de l'empire Hilton est "partenaire du documentaire et qu'elle le soutiendra"... Douteux...
Une séance au lieu de trois, ce ne serait pas plutôt pour essayer de remplir au moins une salle ? Regardez bien : si vous pensez apercevoir un être humain derrière la femme d'affaires, ce pourrait bien être... Benji !
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