Ils n'étaient que dix-neuf des vingt-deux Bleus de France 98 - Patrick Vieira, Thierry Henry et Emmanuel Petit brillaient par leur absence - pour la grande soirée de gala qui avait lieu hier soir au Stade de France, dix ans après que nous soyons devenus les champions du monde.
Nostalgie, quand tu nous tiens... La plupart des 80 000 spectateurs présents avaient les larmes aux yeux lorsque nos Bleus se sont passé de main en main la réplique de la coupe du monde, tombée du ciel. Ils feront un grand tour d'honneur et seront longuement ovationnés.
Si l'équipe de France reconstituée pour ce match n'a pas fait de performance, il y a eu de beaux moments. Zinedine Zidane déclarait en riant "C'est vrai qu'on a encore la technique, mais pas le physique".
Tous les dirigeants du football français (d'hier et d'aujourd'hui) étaient là. Qui dans les tribunes, qui sur le banc de touche. Aimé Jacquet, l'ex-sélectionneur, était très ému et a encouragé ses joueurs avec la même fougue qu'il y a dix ans.
Quand les deux autres héros du 12 juillet 1998 encore en activité — mais plus convoqués chez les Bleus par Raymond Domenech — Pires et Trezeguet sont entrés sur le terrain, une formidable ovation est montée des tribunes.
Des commentaires acides de certains aux remarques aiguisées d'autres, il est certain que l'actuel sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, confirmé dans ses fonctions il y a quelques jours, n'aurait pas été le bienvenu. Etait-ce sa décision de ne pas venir ou a-t-il été prié de rester chez lui ? Mystère.
David Trezeguet a d'ailleurs annoncé la fin de sa carrière internationale, en raison du maintien du compagnon d'Estelle Denis.
Pour cette réunion "d'anciens combattants", l'honneur a été sauf : 3-3, match nul... Ouf !
Laissons le mot de la fin au capitaine de cette équipe mythique, Didier Deschamps : "Plus les années passent, plus ça va vite... il vaut mieux éviter de penser à fêter les... 20 ans !"
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