L'équipe de France de basket a bien débuté sa phase de qualifications pour l'Euro 2009 (rendez-vous important dans l'optique des J.O. de 2012), que la Pologne accueillera sur ses parquets en septembre de l'année prochaine. Pour le premier de leurs 6 matchs d'ici au 20 septembre, Tony Parker et ses coéquipiers ont disposé de la formation belge (82-63). Un écart relativement conséquent qui s'est dessiné en seconde période : la mi-temps a en effet été sifflée sur un tir à 3 points au buzzer signé TiPi, conférant un tout petit point d'avance aux Bleus, auteurs d'une entame calamiteuse — avec la star des Spurs sur le banc.
Mais deux derniers quart-temps de feu de Nando de Colo (crédité des affolantes stats de 28 points, 9/9 aux tirs, 6/6 aux lancers, en 27 minutes !) ont écoeuré les Belges et mis les Français sur de bons rails.
Tony Parker, quant à lui, rend une feuille de match plus que correcte au vu du peu de temps qu'il a passé sur le parquet nancéien (celui des exploits de son frère TiJi) avec 19 points, et a forcé la décision dès son entrée, changeant le visage de son équipe. Mais la tournure des événements lui a souverainement déplu, et le chéri d'Eva Longoria, frustré de ne pas avoir été dans le 5 qui a débuté, ne s'en est pas caché lors de la conférence de presse d'après-match, livrant quelques réflexions piquantes que le coach Michel Gomez a dû apprécier : "On fait un mauvais début de match. On prend de mauvaises habitudes avec ça. Sur les trois matches amicaux où j'étais là, c'était pareil, s'agace-t-il en faisant allusion aux cinq premières minutes, passées sur le banc. C'est la décision du coach. Tout le monde sait ce que je pense de ça. Là on débute la vraie compétition. Voir que moi, Nando et Yakhouba, on ne commence pas, ça fait un peu bizarre. Le coach, c'est le boss, mais quand on rentre il y 1-11, on joue un peu de façon précipitée. Après on démarre mieux en deuxième mi-temps avec Nando qui met des gros shoots qui permettent de faire l'écart."
Réplique du coach : "C'est certain que l'incorporation très tardive de Tony fait qu'il ne connait pas tous les intérêts du jeu. Je rappelerai que le moment où on a fait l'écart dans la troisième période, c'est quand Tony est allé se reposer sur la touche", fait-il remarquer. Avant d'ajouter : "Tony s'est crispé, il ne faut pas qu'il se prenne la tête sur un bon ou un mauvais départ et qu'il fasse confiance à ses coéquipiers."
Le retour de TiPi chez les Bleus ne se fait pas tout seul... Mais l'équipe, avec TiPi, s'est remise à gagner. Ouf. De quoi apaiser les courroux.
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