La journée du 1er mai n'a pas été improductive pour tous : c'est en effet hier que l'actrice Uma Thurman, 37 ans, s'est présentée devant le tribunal — sac Vuitton à la main — pour témoigner contre Jack Jordan, accusé de l'avoir harcelée en 2005.
A la barre de la cour suprême de Manhattan, l'héroïne de Kill Bill a livré sa version des faits : Jack Jordan avait envoyé des courriels à ses parents, menaçant de se tuer s'il ne pouvait obtenir de rendez-vous avec leur fille dans les deux jours.
En l'absence de réponse, l'individu — qui a des antécédents psychiatriques — s'était rendu en novembre 2005 sur un tournage et avait tenté d'entrer dans la loge d'Uma Thurman, glissant un mot sous la porte, lu par l'actrice lors de l'audience : "Mes mains devraient être sur ton corps à chaque instant."
L'avocat du prévenu a indiqué que son client "pensait être romantique"… Une vision des choses que ne partagent pas Uma et sa famille, naturellement. L'actrice, pourtant rompue aux univers névrosés et inquiétants (Pulp Fiction, Kill Bill), est apparue très affectée à la barre du tribunal lorsqu'elle a décrit la terreur qu'elle ressentait à se tenir à quelques pas de son harceleur, qu'elle s'est montrée incapable de regarder, même lorsque le procureur lui a demandé si elle reconnaissait l'individu.
Toute de noir vêtue, la star ne jouait pas la comédie : ses mains tremblaient lorsqu'elle lisait des lettres de son agresseur, d'une voix monocorde. La voix étranglée à l'évocation du tournage sur lequel le détraqué l'a suivie, elle a confié, dans un rire nerveux, que "c'était un vrai cauchemar".
Plus tard, ce sont des larmes qu'elle n'a pu réprimer, parlant de ses enfants — dont Jack Jordan, dans une de ses lettres, niait l'existence — et du fait qu'elle vivait "sans eux, étant incapable d'assurer leur sécurité".
Jack Jordan s'était en effet également présenté au domicile de Greenwich Village (Manhattan) de la star, où elle vit avec ses deux enfants, et avait sonné : un employé de maison était venu ouvrir et l'avait trouvé assis sur les marches.
"Le fait qu'il ait eu le numéro de téléphone du domicile de mes parents, qu'il soit venu sur le plateau de tournage et qu'il soit revenu ensuite, rend l'affaire bien plus grave qu'un seul épisode isolé", s'est alarmée Uma auprès des juges.
Que d'inquiétude pour une femme qui manie si bien le sabre japonais !
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