Les deux bronzes mis aux enchères par Pierre Bergé lors de la vente de sa collection d'art constituée avec son compagnon, Yves Saint Laurent, et après la mort de celui-ci, donnant lieu à ce qui a été considéré comme la vente du siècle, continuent à faire parler d'eux.
Hier, sur l'antenne de RTL, Pierre Bergé, mécène de Ségolène Royal, a en effet déclaré : "J'ai été l'objet de beaucoup d'attaques, j'ai été menacé - même de mort".
La vente de la tête de lapin et de la tête de rat qui proviennent de la fontaine-horloge du Palais d'été de l'empereur Qianlong, pillé en 1860 et dont la Chine demande la restitution, lui ont donc causé bien du souci. Pierre Bergé a notamment confié qu'il avait bénéficié d'une garde rapprochée au moment de la vente, au mois de février dernier.
Pour mémoire, les deux bronzes avaient été adjugés pour un montant s'élevant à 15 475 000 euros (pièce !) à un collectionneur chinois qui n'a finalement jamais réglé son dû.
Aujourd'hui, les deux bronzes sont en lieu sûr. "Comme je n'ai pas envie de me faire assassiner, ni d'élever des querelles inutiles, pour l'instant ces têtes chinoises sont en paix dans une chambre forte chez Christie's".
Pour les Arsène Lupin intéressés, vous savez maintenant où trouver ces trésors. Un hold-up pas facile à faire !
Toutefois, Pierre Bergé a insité sur le fait qu'il ne les rendrait jamais à la Chine mais qu'éventuellement, il pourrait en faire don à un musée français, ou les mettre en dépôt au musée Guimet. "Mais je ne crois pas que la France ait non plus envie d'ouvrir une querelle avec la Chine", a t-il poursuivi. Le souci est qu'aucun pays ne souhaite entrer en conflit avec la Chine.
Et si vous gardiez vos bronzes sous votre oreiller Monsieur Bergé, ou les offriez à votre meilleur ennemi ?
E.U
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