"Fuck the beat, I can rap a capella", "With my nigga Cut Killer" : ce "flow" n'est pas celui de Dr. Dre, mais celui d'un Sarkozy, en l'occurrence "Mosey"— c'est son alias dans le milieu du rap —, fils aîné du Président, durant ses frasques nocturnes... Pierre Sarkozy ne s'en cache pas : passionné de hip hop depuis une dizaine d'années, celui qui a fondé avec son copain d'enfance Dj Sub Zero (alias Olivier Amiel) et J Looz le crew Crime Chantilly, est maintenant bien dans la place. Le mois dernier, il était d'ailleurs invité à Munich pour les MTV Europe Music Awards en sa qualité de producteur de hip hop : outre la production de titres de Poison ou David Banner, il s'est notamment illustré en signant la bande-son de l'émission Rayon X (présentée par les frères Bogdanov) et du DVD Making-of 100% Debbouze de Jamel Debbouze... en quelque sorte à l'insu de ce dernier, puisque l'humoriste ignorait sa véritable identité ! Il est simultanément fournisseur officiel de son pour de virulents "casseurs de Sarko", tel Poison ou El Matador, et présent au côté de son papa quand il s'en prend aux "rappeurs qui lancent des appels à la haine dans leurs chansons". Mais cette double identité commence à être éventée... Et qu'en pense l'heureux papa de ce garçon "émancipé" ? Nicolas Sarkozy a dealé avec son fils : "OK pour le hip hop, lui a t-il dit en substance, tant que tu continues tes études, mais je ne te file pas un rond". Ce qui n'empêche pas le Président de "gazer" occasionnellement : "on va vous l'envoyer, il a besoin d'autorité", a-t-il déclaré en présentant son fils aux éminences chinoises lors d'une visite officielle. "Auteuil-Neuilly-Passy, c'est vraiment pas du gâteau" quand on veut rapper...
Faire un lien vers cet article





Cliquez sur un smiley pour l'insérer.