Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants cinquante ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres. D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les trois dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence !
Tel est le synopsis du passionnant Prédictions, le nouveau film d'Alex Proyas, avec en vedette un Nicolas Cage au meilleur de sa forme !
A l'occasion de la sortie de cette petite bombe sur nos écrans aujourd'hui, Purepeople.com a souhaité revenir sur la carrière sans faute de son réalisateur, et vous familiariser ainsi avec l'univers de l'un des plus grands auteurs contemporains !
Alex Proyas naît le 23 septembre 1963, en Egypte, de parents grecs. Il passe quelques années en Afrique durant sa petite enfance, avant que sa famille ne déménage en Australie pour s'installer à Sydney, dès 1966.
Enfant modèle et élève surdoué, Alex se découvre très tôt une passion pour le cinéma, notamment grâce au Lawrence d'Arabie de David Lean, pour lequel il voue une admiration sans borne. Il enchaîne tout naturellement les courts métrages amateurs durant son adolescence, et il intègre à tout juste 17 ans, la célèbre Australian Film Television and Radio School de Sydney.
Extrêmement doué pour tout ce qui à trait au visuel, Proyas réalise dès son intégration à l'école, en 1980, un premier court métrage professionnel, intitulé Groping. Ce film dur, récit sans compromis du viol et du meurtre d'une jeune femme, est très remarqué, apprécié et se retrouve couvert de prix.
C'est également sur les bancs de cette école qu'il fait la connaissance de Jane Campion (la cinéaste, seule femme à avoir remporté une Palme d'Or à Cannes, pour La leçon de piano en 1993), avec laquelle il collaborera pendant ses études, notamment sur deux courts métrages de Jane : Passionless Moments (sur lequel Proyas est chef opérateur), et A girl's own story (dont il signera la musique), respectivement en 1983 et 1984.
Durant les années qui suivent, Proyas explose. Son univers visuel et ses connaissances techniques en font l'un des réalisateurs de clips et de pubs les plus importants des années 80-90. Il travaillera notamment pour la célèbre société de David Fincher, Propaganda Films, pour laquelle il tournera de nombreuses publicités, parmi lesquelles des campagnes pour Nike, Coca-Cola ou Nissan, mais aussi pour sa propre société de production - Meaningful Eye Contact -, qu'il fonde et pour laquelle il réalise des clips pour INXS, Sting et Fleetwood Mac.
Au total, Alex Proyas réalisera plus de cent clips musicaux et campagnes publicitaires pendant cette période, en faisant l'un des metteurs en scène les plus prolifiques et primés de la fin des années 80.
En 1989, Proyas, fort de ces acquis techniques et de ces expériences diverses, se lance dans l'aventure du long métrage avec Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds, film de science-fiction à petit budget qui ne sera distribué qu'en Australie.
Ce premier long voit un homme perdu être recueilli par un paraplégique un peu fou et sa soeur névrosée. Trio campé à l'écran par Norman Boyd, Rhys Davis et Michael Lake.
Durant les années suivantes, il poursuit son activité dans le clip et la pub, avant de connaître un succès international en 1994, avec son second long métrage : The Crow.
Adaptation extrêmement réussie de la bande dessinée culte de James O'Barr sortie en 1981, ce deuxième long métrage à l'univers gothique, romantique et stylisé, fait connaître Proyas aux yeux du grand public.
Brandon Lee y interprète un homme assassiné qui revient d'entre les morts pour venger son assassinat et celui de sa dulcinée. Dans la réalité, le comédien connaîtra d'ailleurs une fin tout aussi tragique, et le film la page des faits divers, puisque sur le tournage, le fils de Bruce Lee mourra accidentellement lors d'une scène de fusillade, une vraie balle ayant remplacé la balle à blanc qui aurait dû être tirée. Proyas devra alors faire appel aux trucages numériques pour terminer les quelques jours de tournage qu'il restait.
Les fans du comic book ne sont pas déçus de son passage au grand écran, et font un triomphe à ce film sombre et bouleversant à la fois. The Crow connaîtra deux suites ratées, en 1996 et 2000, avec lesquelles Proyas n'a rien à voir, ainsi qu'une série télé, et son univers visuel novateur à l'époque inspirera bon nombre de films (Matrix par exemple, de ses compatriotes Andy et Larry Wachowski, qui s'inspireront même du discours de son prochain pour leur fameuse trilogie).
Ainsi, grâce au succès commercial de The Crow, Proyas peut se lancer dans un projet qui lui tient particulièrement à coeur, qu'il imagine, écrit et peaufine depuis des années : le formidable Dark City.
Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 1998, ce thriller futuriste au scénario paranoïaque, aux images sublimes de noirceur et aux effets spéciaux élégants, met en scène Rufus Sewell, Jennifer Connelly, William Hurt et Kiefer Sutherland.
Malgré son échec au box-office, Dark City est un film remarquable qui nous plonge dans une course poursuite terrifiante et mystérieuse.
Se réveillant sans aucun souvenir dans une chambre d'hôtel, un homme accusé d'une série de meurtres, va tout faire pour retrouver la mémoire et, aidé par un étrange médecin, comprendre le monde dans lequel il vit, pour l'un des grands films fantastiques de la fin du XXe siècle.
Changeant alors complètement de registre, Proyas s'immisce le temps d'un film dans la comédie. Avec Garage Days, sorti en 2002, il nous décrit le quotidien et les galères d'un petit groupe de rock australien, quotidiennement défoncé, qui cherche par tous les moyens à devenir le plus grand groupe rock du monde.
Deux ans plus tard, en 2004, il revient à son genre de prédilection - la science-fiction -, en dirigeant Will Smith dans le très réussi I, Robot. Adapté de l'oeuvre d'Isaac Asimov, ce nouveau polar futuriste se situant en 2035, nous entraîne dans un monde peuplé de robots, programmés pour aider les hommes dans leur vie quotidienne. Tout semble régi et réglé comme du papier à musique dans cette néo-société, jusqu'au jour où un mystérieux meurtre va avoir lieu. Dès lors, un détective détestant les robots, épaulé d'une jeune et charmante chercheuse campée par Bridget Moynahan, vont se lancer aux trousses du soi-disant robot assassin.
Avec sa mise en scène virtuose, son rythme effréné et ses images léchées, I, Robot, en plus d'être un polar captivant, est une oeuvre visuellement très forte et aux séquences d'action des plus spectaculaires.
Depuis ce cinquième film, Proyas est en train de développer différents projets en parallèle. Un scénario intitulé Berserkers ; une adaptation du comic book de Stan Lee, Le surfeur d'argent ; et une nouvelle mise en scène de Dracula, intitulée Dracula Year Zero, dans laquelle Proyas reviendra sur les origines du mythe vampirique.
Mais aujourd'hui, le brillant cinéaste a décidé de nous prédire l'avenir... en s'attaquant tout bonnement à la fin du monde ! Pour un bonheur de film d'anticipation ! Alors, foncez vite dans vos salles obscures voir Prédictions !
Adam Ikx
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