Par moins 10°C, on peut presque tout pardonner. Mais cela ne nous empêche pas de tomber en état de choc devant la... dégaine de l'immense Kevin Kline, bien couvert pour ses déplacements dans un Manhattan frigorifié : là, on frise l'hypothermie du sex-appeal. Sous zéro degré, ça deviendrait le degré zéro du look ?
La prestance désinvolte, l'élégance enlevée du dandy facétieux Artemus Gordon qui seconde Will Smith face à Kenneth Brannagh dans Wild wild west est bien loin : à 62 ans, Kline pense à son bien-être avant de songer aux paparazzi qui planquent, et ne néglige rien - chapka nouée, épais manteau, écharpe hermétique, pantalon en velours...
Acteur magnétique au regard acéré, qui commença à s'illustrer au grand écran au cours des années 1980 après un parcours sur les planches remarquables et remarqué (par les Tony Awards), l'Oscar du meilleur second rôle pour Un Poisson nommé Wanda avait des airs de pépère gelé. Vivement le redoux, que nous puissions retrouver un peu du lustre et du charisme naturel de celui qu'on a pu découvrir dans Le Choix de Sophie (1982) au côté de Meryl Streep, puis apprécier dans des registres aussi variés que pour Silverado, Calendrier meurtrier, French Kiss, Jeux d'adultes, Président d'un jour, In & Out, Ice Storm, La Maison sur l'océan, ou encore, bien sûr, De-Lovely, le biopic consacré à la légende Cole Porter.
Plus récemment, Kevin Kline, qui vit à New York avec sa femme Phoebe Cates (de 16 ans sa cadette), rencontrée sur le tournage de Les Copains d'abord, et leurs enfants, nous avait réjouis en prenant part à The Last Show, Definitely, maybe, ou encore la production française Joueuse, avec Sandrine Bonnaire. Et dès qu'il aura enlevé ses moufles, on le retrouvera avec Katie Holmes et John C. Reilly dans The Extra Man et pour un rôle secondaire dans The Conspirator, avec Robin Wright et James McAvoy.
G.J.
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