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Président : le personnage le plus fascinant sur petit et grand écrans !

Dennis Haysbert dans la série 24 heures chrono
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Dennis Haysbert dans la série 24 heures chrono
Jamais un président n'aura été un personnage aussi ciné/télégénique que Barack Obama. Le 44ème président des États-Unis d'Amérique, qui entre officiellement en fonction le 20 janvier 2009, a fait vivre au monde entier une aventure électorale digne d'un film hollywoodien. L'élection présidentielle de 2008 a placé à son paroxysme ce personnage fascinant, cependant, son intérêt dans le cinéma et la télévision n'est pas nouveau et a toujours fait preuve d'audace outre-atlantique.

La figure du président américain a en effet tout d'un héros de film ou de série qui peut se décliner du plus abject personnage (Les Pleins Pouvoirs), au plus ridicule (Hot Shots) en passant par le plus crédible (A la Maison Blanche). Avec David Palmer, le président noir de la série 24 heures chrono, le chef d'état américain suscite encore plus de fascination, comme si la réalité venait de rattraper la fiction. Le cinéma américain, c'est effectivement le rêve, le grand spectacle et les films à gros budgets. C'est aussi une armée de cinéastes, scénaristes et acteurs qui n'ont pas peur de mettre en scène la politique de leur pays, de porter à l'écran leur président, qu'il soit ultra réaliste, mythifié ou tourné en dérision. On est visiblement bien loin de la frilosité des films français.

Une audace admirable

La fonction présidentielle a été déclinée sous mille et une formes au cinéma et à la télévision. L'audace des scénaristes, producteurs et réalisateurs est remarquable dans sa capacité à être visionnaire et crédible. En pleine Obamania, le président David Palmer, incarné avec brio par Dennis Haysbert dans 24 heures chrono saute à l'esprit. Pourtant, on oublie parfois que c'est dans Le Cinquième Elément (1997) que l'on a vu pour la première fois un président noir. Certes, il n'était pas explicitement celui des Etats-Unis, mais l'idée de Luc Besson était déjà là. Un an plus tard, Mimi Leder réalisa Deep Impact, un film catastrophe honorable dont le principal intérêt est de voir Morgan Freeman en Président américain ! Pour l'instant donc, les dirigeants noirs restent du domaine de la science-fiction... La série 24 joue donc un rôle important dans la normalisation de dirigeants joués par des acteurs noirs pour le public du monde entier. Réaliste, le président ne doit ni faire face à des aliens ni à des catastrophes galactiques, mais à de réels enjeux.

Aussi inconcevable il y a plusieurs années dans la vie réelle, une femme Chef d'Etat inspire désormais les scénaristes de séries télévisées. Commander in Chief, diffusée de 2005 à 2006, avec Geena Davis, prouve que le sexe dit faible peut prendre les rênes du pays. Autre femme vice-présidente puis présidente, Caroline Reynolds (Patricia Wettig) dans Prison Break (2005), n'est pas une tendre, mais plutôt très machiavélique. Mary MacDonnell est elle, Laura Roslin, la présidente des douze colonies dans Battlestar Galactica ! Quant au cinéma, c'est Joan Allen qui est bien placée pour accéder à ce poste dans Manipulations, mais tout est fait pour la contrer. Le cinéma et la télévision américains n'ont visiblement pas attendu pour montrer des destins qui, avec Hillary Clinton et bien évidemment Barack Obama, ne paraissent plus du tout fictifs.

Le président, un sujet en or pour les biopics !

En se basant sur des faits réels, les scénaristes américains prennent plaisir à porter à l'écran la vie d'un président de manière si convaincante qu'on croit y être. Le plus réaliste des présidents est peut être celui de Forrest Gump, puisque Robert Zemeckis avait inséré l'image de Tom Hanks dans de véritables images d'archives des présidents John F. Kennedy et Richard Nixon ! Dans Primary Colors, John Travolta et Emma Thompson campent un couple présidentiel, sosie de celui des Clinton. A la télévision, A la Maison Blanche a recréé, de 1999 à 2006, toute une vie politique autour du président démocrate Josiah Bartlet, incarné par Martin Sheen, avec un tel souci d'authenticité que ce programme est aussi instructif que palpitant.

Les figures présidentielles sont romancées avec plus ou moins de véracité, non pas par manque de précision historique mais plutôt par subjectivité. De toutes façons, il ne s'agit pas de documentaire mais de fiction ! Le spécialiste des biopics de présidents aux États-Unis est sans conteste Oliver Stone. Sa filmographie montre à quel point la politique et ses figures le passionnent. Vétéran de la Guerre du Vietnam, il semble faire acte civique en témoignant et dénonçant les dérives du système politique. Il commence par attaquer le président Reagan dans Salvador (1987) avec James Woods, en dénonçant le soutien du gouvernement US aux régimes dictatoriaux d'Amérique Latine. Plus tard, en 1992, il revient sur l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy dans JFK, porté par un Kevin Costner au plus haut de sa forme. Cet acteur apprécie manifestement ce sujet puisqu'on le voit également dans Treize Jours (2001) en pleine crise nucléaire, face à un Bruce Greenwood dans le costume de JFK. Oliver Stone revient quant à lui avec Nixon (1996), où il dresse un portrait sans concession avec Anthony Hopkins dans le rôle-titre. Ce président à scandale avait déjà inspiré en 1976 Alan J. Pakula dans Les Hommes du Président avec Robert Redford et Dustin Hoffman en journalistes pugnaces. Ron Howard va aussi toucher au président à scandale dans Frost/Nixon (sortie le 1er avril 2009) avec Frank Langella pour interpréter ce chef d'état démissionnaire.

Pour sa part, Stone en remet une double couche avec W - l'improbable président et choisit l'excellent Josh Brolin pour personnifier sur grand écran le 43e président américain en 2008, et le non moins formidable James Cromwell pour jouer son ex-président de père ! Audacieux car George W. Bush était toujours en fonction à la sortie du film, le cinéaste américain n'a décidément peur de rien ! Martin Scorsese délaisse aussi ses mafiosi pour s'attaquer au 26e président des Etats-Unis avec Leonardo DiCaprio en futur et jeune président dans The Rise of Theodore Roosevelt. Sur le petit écran, c'est une saga épique en sept épisodes, sur les fondateurs de la République américaine que nous propose la chaîne HBO en 2008 avec Paul Giamatti, Laura Linney et David Morse. Le résultat ? John Adams, l'équivalent outre-Atlantique d'une série sur la Révolution Française, qui a tout raflé aux derniers Golden Globes, et où l'on croise également George Washington et Thomas Jefferson !

Du président héros au président zéro

Forcément, le Président fascine et devient même un héros digne des plus grands films hollywoodiens. Tandis que Bill Pullman fait un discours rempli de morale, de patriotisme et de guimauve indigeste et va piloter un avion pour sauver le monde dans Independence Day (1996) de Roland Emmerich, dans Air Force One (1997), Harrison Ford président tient tête à un vilain terroriste russe (Gary Oldman). Bien heureusement, les présidents de cet acabit sont mineurs dans le cinéma et encore moins à la télévision. Hollywood s'est même souvent amusé à le présenter sur un ton léger. En novice par exemple, dans Président d'un jour avec Kevin Kline ou Président par accident avec Chris Rock. Le président est aussi un homme comme les autres qui tombent amoureux, dans Le Président et Mrs Wade, où Michael Douglas succombe aux charmes d'Annette Bening. Le président peut aussi être un gaffeur de première dans le mythique Hot Shots ! avec Lloyd Bridges, le papa de Jeff qui, lui, a été un président on-ne-peut-plus-sérieux et crédible dans Manipulations.

Des présidents politiquement incorrects

On peut en rire, mais on peut aussi dénoncer ses agissements avec différents moyens que le documentaire. En effet, si Michael Moore avait été virulent en 2004 dans son pamphlet contre Bush junior dans Fahrenheit 9/11, d'autres réalisateurs sont passés par des moyens plus détournés, plus jouissifs et parfois même plus pertinents bien que fictionnels. Stanley Kubrick a ainsi réalisé Docteur Folamour en 1964, et son acteur Peter Sellers joue à la fois un général paranoïaque, un scientifique nazi et... le président des Etats-Unis ! A travers ce film d'anthologie, le cinéaste dénonçait là toute l'incompétence des dirigeants sans la limiter à un seul homme comme l'a fait Michael Moore.

Les valeurs capitalistes et libérales américaines en prennent pour leur grade avec la campagne électorale présidentielle du réac Bob Roberts, réalisée en 1992 par le très politisé Tim Robbins. En 1997, Tim Burton ne fait pas de cadeau non plus et nous offre un président schizo dans Mars Attacks avec un Jack Nicholson tantôt hilarant, tantôt effrayant de névroses ! La même année, Clint Eastwood n'a pas choisi la comédie mais le thriller, Les Pleins pouvoirs, dans lequel Gene Hackman est un président... violeur et assassin ! En 1998, Barry Levinson fait appel à Dustin Hoffman et Robert de Niro pour Des Hommes d'influences, comédie satirique dans laquelle l'équipe du président - joué par Michael Belson - utilise les services d'un producteur excentrique pour créer une guerre fictive afin de détourner l'attention de l'opinion quant à ses frasques. American Dreamz de Chris Weitz (2006) va encore plus loin avec un président benêt qui, pour redorer sa popularité, va participer à une émission style American Idol... Dennis Quaid, dans ce rôle de dirigeant pas très futé, semble vraisemblablement s'être inspiré des bourdes de W !

La frilosité française

Cette politisation des cinéastes et l'audace du cinéma et de la télé américaine révèle aussi la faiblesse dans notre pays de la critique des sphères du pouvoir dans les fictions. Alors qu'aux Etats-Unis, on n'hésite pas la satire, la parodie ou la dénonciation pure, en France, les films sur les présidents sont plus rares. Karl Zéro a fait de Jacques Chirac un acteur à son insu dans le documentaire irrévérencieux Dans la peau de Jacques Chirac, et avec Being W. il fait un portrait drôle mais facile de "Dubya" alias George W. Bush. Le Promeneur du Champs de Mars (2005) de Robert Guédiguian, biopic de François Mitterrand, tendait quant à lui plus au portrait de l'homme sur la fin de sa vie qu'une analyse de ses mandats ou du personnage. En 2006, Albert Dupontel dirigé par Lionel Delplanque met enfin les pieds dans l'exécutif et brosse un portrait sans langue de bois d'un Président fictif mais crédible. Les Britanniques, plus précisément Stephen Frears, ont trouvé un sosie épatant de Tony Blair : Michael Sheen dans The Queen (2006), et que l'on retrouvera en Frost face à Nixon au générique de Frost/Nixon, précédemment cité !

Avec ces nombreuses figures présidentielles à l'écran, l'arrivée au pouvoir de Barack Obama a éventuellement pu laisser penser que 24 heures chrono l'a aidé à accéder au pouvoir ultime en ouvrant les consciences. Mais rendons à César ce qui appartient à César : le 44e président est arrivé là où il est grâce à son talent et celui de son équipe. Il est bien plus facile d'être audacieux sur un écran que devant une assemblée de politiciens ! Rappelons qu'avec la Palme d'or décernée à Fahrenheit 9/11, personne ne pensait que George W. Bush allait être réélu, et pourtant... Une chose est sûre, avec un président aussi charismatique et une élection aussi médiatique, il est fort possible que des producteurs et scénaristes songent déjà à porter à l'écran "le fabuleux destin de Barack Obama". Si Purepeople.com peut se permettre, on verrait bien l'excellent Jamie Foxx en premier rôle, il n'y a qu'à voir sur ce lien avec quel mimétisme il se met dans la peau du 44e président des Etats-Unis ! Yes he can !

Samya Yakoubaly

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