Il y a quelques jours, nous vous offrions quelques clichés étonnants de Prince, vous conseillant de bien en profiter... L'artiste n'a pas failli à sa réputation, refusant la présence du moindre photographe lors de son double concert événement à la somptueuse salle Garnier de l'Opéra de Monte-Carlo, à Monaco.
Cette obsession du contrôle de l'image est une facette emblématique de l'icône pop érigée en mythe vivant et insaisissable. Un statut justifié en live hier soir, jeudi 13 août, à en croire deux des rares journalistes présents dans la salle, représentant le quotidien Nice-Matin.
"Prince, un (petit) rat de l'opéra ?", s'interrogent-ils en préambule, avant d'asséner une réponse attendue : "Carrément pingre, lorsqu'il s'agit d'une certaine presse, celle de l'image qu'il préserve jusqu'à ne plus l'offrir du tout."
Radin sur sa com', mais pas avare sur le show : "grand saigneur de cordes", qui pousse sa guitare "jusqu'à l'agonie, jusqu'au dernier 'râle' d'une sonorité quasi angélique. Ou démoniaque ?" Une dualité qui est aussi l'essence de son art, et tient le spectateur en suspens, face à cette sorte de "yin et de yang" animé, transcendé. "Comme si le crooner et le rockeur se livraient bataille dans un show bouillant", stigmatise Nice-Matin, qui, même le lendemain du spectacle, peine encore à distinguer entre "méga... lo star ou réelle envie de communier".
Une communion pour laquelle les fidèles ont investi, dès 13 heures pour certains, en tenue de soirée de circonstance, la place du Casino transformée en fournaise par un été bien installé. Pour d'aucuns, c'était un énième mais immanquable rendez-vous (un Italien, Daniele, a déjà vu son "génie" en scène une quinzaine de fois) ; pour d'autres, c'était un baptême du feu.
Un baptême de feu, et un final qui va avec, selon le récit du quotidien régional : "D'enfer. Dantesque. Un feu que seul une pluie pourpre pourra éteindre. Purple Rain. Troisième rappel. Le dernier avant que les lumères ne se rallument pour laisser la place à un autre public. Deuxième round. Deuxième uppercut musical. Prince a beau être un (petit) rat de l'opéra, sur scène, il reste une grande étoile."
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