De notoriété publique, on savait Prince en guerre contre l'industrie du disque. Globalement absent de la scène médiatique et des circuits de diffusion traditionnels depuis une quinzaine d'années, il ne chôme pas pour autant et continue de fourbir dans la liberté de l'indépendance des albums réguliers.
Mais la discrétion n'évite pas embrouilles et scandales. L'artiste (pardon : The Artist !) vient d'ailleurs d'être condamné à verser 57 000 dollars à un monteur de vidéoclips qui le poursuivait au civil. Ian Lewis avait assigné Prince au motif que, suite à un différend sur le montage d'un clip auquel ils travaillaient, il n'aurait pas été payé en totalité et se serait vu confisquer des disques durs.
Et, tant qu'à attaquer un des musiciens les plus célèbres et les plus riches de la planète (plus de 100 millions de disques vendus), le plaignant ne doutait de rien : il réclamait la modique réparation de… 1,2 million de dollars, dont un million au seul titre du… préjudice moral ! Ben voyons !
Preuve qu'il y a une justice, même pour les stars, le tribunal a condamné Prince à verser 45 600 dollars au titre des arriérés et 12 000 dollars en dédommagement du matériel non rendu. Bien entendu, le préjudice moral invoqué n'a pas été reconnu. Ni l'artiste, ni ses avocats n'avaient pris la peine de se déplacer au tribunal.
C'est pas tout ça, mais c'est qu'il avait un clip à boucler, le Prince !
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