Après son éviction un peu rapide et maladroite (reconnaissons-le!), Patrick Poivre d'Arvor est venu chercher, en septembre, l'explication de son éviction du journal de 20 heures dans le bureau même du président de la République,Nicolas Sarkozy, comme nous vous en avions parlé.
Dans son édition du week-end, Le Monde revient, dans un article très bien documenté, sur la situation de TF1, sous le titre : TF1 L'empire ébranlé. Après avoir fait un honnête état des lieux sur la concurrence accrue, la mauvaise audience de son journal de 20 heures (qui se stabilise), la désaffection des jeunes, il conclut (un peu rapidement ?) que la première chaîne n'est plus le grand fédérateur de la société française.
Ce qui a attiré notre attention dans cet article est que PPDA a confié qu'il avait été chercher chez Nicolas Sarkozy la raison de son éviction, après avoir reçu un coup de téléphone de Cécilia Attias, ex-première dame de France qui lui aurait dit " Tu sais, il n'a pas supporté ton interview d'il y a un an...".
Le Monde rappelle que le journaliste avait comparé l'attitude du chef de l'Etat au G8 à celle "d'un petit garçon fébrile dans la cour des grands" . " Je voulais en avoir le coeur net", a confié PPDA au journal. Il aurait reçu un démenti cinglant de Nicolas Sarkozy, qu'il tutoie depuis plus de vingt ans.
Le Monde relève que d'avoir eu ce soupçon, en dit long sur le sentiment de puissance de celui qui fut longtemps l'enblème de la chaîne. A ses yeux il ne pouvait être débarqué que par... le président de la République...
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