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Quand Emilie Loizeau revient de l'autre bout du monde avec sa sister... Regardez la vidéo !

9 photos
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Voilà décidément un volatile qui se dérobera toujours à toutes les cages musicales : présente aux récentes 24e Victoires de la Musique quelques jours après avoir célébré la chanson française lors du prime de Daniela Lumbroso, Emily Loizeau, qui vient de signer la bande originale de King Guillaume, revient à tire-d'aile.

Fruit de sa migration de trois ans précisément, depuis son premier album intitulé L'autre bout du monde, un nouvel opus, qui est paru le mois dernier : Pays sauvage. Une nouvelle épopée musicale affranchie de toutes frontières, chargée de toutes les couleurs du voyage qui l'a façonnée.

Le clip du premier single qui en a été dévoilé, Sister, condense brillamment les motifs de cette belle aventure : entre exploration en mongolfière et périple digne de Microcosmos (quelle formidable toile de fond visuelle que ce champ déroulant, et quelle toile de fond sonore que ce ruisseau qui bruit !), c'est tout un petit théâtre de la vie et de l'aventure qui se met en scène pour servir d'écrin... au sentiment. La vie, le lien, la nostalgie, la famille, l'enfance, tout cela vécu et chanté sur le mode d'un voyage, avec ses périls mais aussi et surtout sa légèreté bigarrée - la joie embarquée. Des cordes country, des tremolos siciliens, un tambourin hippie-folk, des cuivres tranquilles, des gens qui sifflent, des enfants qui jouent en guise de coda... Une chute de refrain dans un style qui rappelle joliment Aimee Mann. Les belles couleurs déposées par le soleil rasant de la fin de journée, et les coups de projecteurs de la scène de théâtre. Une jolie boîte à bijoux sentimentale.

Au final, un concentré de ce Pays sauvage dont Emily Loizeau se veut bien moins la guide touristique que la gardienne. Comparé à son prédécesseur, ce deuxième album assume beaucoup mieux son "exotisme" : si L'autre bout du monde revenait chroniquement sur des sentiers battus (sur le plan textuel, du moins), Pays sauvage se dessine plus comme une planisphère sertie de cartes postales aux couleurs changeantes.

Le single-titre, Pays sauvage, instille d'emblée une forme de pulsation cosmique, avec son instrumentation luxuriante et inhabituelle, ses percussions multiples, son refrain tourbillonnant comme les orages qu'il chante, et la voix pointue, inquiète, vivante, d'Emily. On y trouve déjà les motifs qui seront à l'oeuvre, plus loin, sur Ma Maison - le "home" ou "heimat" étant définitivement le motif central de cette exploration. Les "additifs" sonores sont omniprésents sur cet album (une pièce faite de nombreux mouvements) : bribes de vies, voix humaines ou animales, éléments végétaux, minéraux... La nature brute de ce pays sauvage.

Après ce préambule au coeur des forces de la nature, Fais battre ton tambour nous emporte ensuite à la rencontre des populations locales, en quelque sorte : un negro spiritual aux allures de chant tribal-jazzy alangui, où Emily Loizeau force ce râle dans la voix qui la caractérise (ce morceau est en fait une commande de PEF pour son King Guillaume, et est interprété par Sandra Nkaké pour le film). C'est loin d'être la seule rencontre de cet album : outre les complices de toujours - le violoncelliste Olivier Koudouno et le batteur et guitariste Cyril Avèque -, nombre d'autres explorateurs partagent un bout de chemin avec Loizeau de bonheur.

Thomas Fersen fait un crapaud hors pair sur l'exquise contine The Princess and The Toad ; Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal et Nina Morato rejoignent Emily pour cette gouailleuse et irrésistible Femme A Barbe, parfaite pour la prochaine kermesse ; le "vieux lion sage" réunionnais Daniel Waro participe à la complainte bercée de maloya Dis-moi que tu ne pleures pas ; l'excellent folk band Moriarty s'invite sur quatre morceaux ; Herman Dune pose sa patte sur cinq ; et l'épilogue, La Photographie qui immortalise cette épopée, est signé de Jean-Loup Dabadie, maître-parolier honoré (et ému !) lors des Victoires de la Musique... Ah, dernier invité, le piano, aussi : si central à L'autre bout du monde, il ne vient plus que parfois se perdre en ce Pays sauvage, dans ses Songes lunaires, par exemple...

Emily Loizeau entraîne actuellement son Pays sauvage en tournée (sur la scène parisienne de L' Alhambra jusqu'à demain, puis en province, avant de revenir le 9 décembre à L'Olympia) - détail des dates disponible ici. Une contrée imaginaire à découvrir d'urgence avant qu'il n'existe plus de territoire vierge nulle part sur la planète.

Guillaume Joffroy

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