Le magazine de cinéma Studio propose dans son nouveau numéro (avec Madonna en Une, couverture que nous vous avions proposée en exclusivité) une rencontre entre des lecteurs et le comédien français Jamel Debbouze, à l'occasion de la sortie le 17 septembre de Parlez-moi de la pluie, d'Agnès Jaoui.
Quand la star d'Indigènes et de Mission Cléopâtre est interrogée quant à ses faramineux cachets, il se braque rapidement, sort de ses gonds et part dans un délire en répondant à côté. Extraits.
"Je me respecte et je ne crois pas être là hasard. Et, par moments, j'ai envie de crier : 'Prenez-moi au sérieux ! Je suis un acteur, pas un RIB !' Si on me connaissait mieux, on ne me poserait jamais la question. Mais notre société a un problème : elle flippe ! Et comme chacun a peur de l'autre, on ne cohabite pas ! Quand Nicolas Sarkozy nomme Fadela Amara ou Rachida Dati, je trouve ça formidable, la gauche aurait dû faire ça depuis longtemps. Mais encore faut-il leur laisser les moyens d'agir ! Je trouve cette visibilité indispensable, mais je trouve tout aussi indispensable qu'on ouvre les grandes écoles à ceux qui en ont besoin et qu'il y ait à l'écran davantage de rebeus, de renois, de juifs, de chinois... Et c'est d'ailleurs de plus en plus le cas au cinéma. On a vu des présidents américains noirs à l'écran. Pardon, mais tu m'as énervé avec ta question ! En tout cas, si on trouve anormal mes gros cachets, il faut trouver anormal que Guillaume Canet et Vincent Cassel touchent la même somme !"
No comment...
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