Aux Etats-Unis, Barack Obama vient de refuser à Brad Pitt son soutien ; en France, on joue des coudes pour celui de Doc Gynéco, Steevy Boulay ou Mireille Mathieu... Ca y est : le marketing politique, si développé outre-Atlantique, avance au grand jour en France. Il y a quelques mois, les présidentiables s'étaient livrés sans retenue à une surenchère people et une campagne d'enrôlement tous azimuts : clan Hallyday encarté, Emmanuelle Béart exhibée au milieu des sans-abris,...
A l'approche des municipales, la politique-spectacle reprend ses droits et chaque parti tente de recruter du people à tout va. A gauche, à droite, entre les deux, on se dispute les célébrités les plus populaires, et, dans la mesure du possible, les plus crédibles. Pour contrer les têtes d'affiche de la majorité (Johnny Hallyday, Elodie Gossuin, Christian Clavier, Jean Reno etc.), la gauche s'active et, à Paris, le PS multiplie les appels du pied à ses soutiens artistiques - plus nombreux, il est vrai, que ceux de la droite. Ainsi, les contributions de personnalités comme Philippe Torreton, Elsa Zylberstein, Bénabar ou Marianne James sont ardemment convoitées. René Dutrey, chef de file des Verts dans le XIV° arrondissement, peut se targuer de compter dans ses rangs Marc Jolivet ou Renaud...et il espère encore Fred Vargas et Shirley et Dino. Pendant ce temps là, au sein de la majorité, les effectifs sont renforcés : après Fabrice Santoro, Henri Leconte monte au filet pour l'UMP, en rejoignant l'équipe de Patrick Balkany. Le judoka Djamel Bourras viendrait, lui, muscler le Modem, qui courtise également Vincent Lindon, susceptible de contrarier la liste de Rachida Dati dans le VII° arrondissement. Autres engagés dans cette compétition : Sophie Duez, Patrice Drevet, Christophe Pinna, Denise Fabre, Marie-Claire Restoux,...
Le sprint final est lancé. Mais attention : les politiques ne seront-ils pas un peu ternes au milieu d'une constellation d'étoiles ?
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.