En début d'années, un torrent de récompenses et un déluge d'éloges s'étaient abattus sur Marion Cotillard, plébiscitée et oscarisée pour son rôle dans La Môme.
Mais au milieu de l'effervescence générale, des déclarations déplacées de la Frenchie concernant les attentats du 11 septembre, dans une interview accordée un an auparavant à la chaîne Paris Première, avaient déclenché une vive polémique en marge de la cérémonie de remise des précieuses statuettes dorées.
Dans le numéro estival du magazine Psychologies, la comédienne de 32 ans passe sur le divan, et revient sur cet épisode mouvementé. "Je suis plus honnête avec moi-même", titre le bimensuel, citant l'actrice.
Entre piège médiatique et amende honorable, elle s'explique : "C'était très maladroit de ma part d'évoquer un sujet aussi sérieux que le 11 septembre dans une émission de télévision. Et je suis loin d'être la personne la mieux placée pour en parler. Mais je n'ai jamais affirmé, comme on l'a écrit et dit, que c'étaient les assurances qui avaient détruit les deux tours. J'ai juste expliqué que je ne croyais pas tout ce que les gouvernements et les médias racontent. Mes propos ont été sortis de leur contexte et détournés."
"Qui suis-je pour avoir une explication, se flagelle-t-elle un peu plus loin. Néanmoins je pense qu'il subsiste beaucoup de zones d'ombre dans la version officielle. De nombreux citoyens américains demandent la réouverture de l'enquête. Cet événement a changé beaucoup de choses dans le monde, il me paraît légitime de se poser certaines questions."
Celle qui vit depuis plus d'un an outre-Atlantique pour les besoins de sa carrière (le prochain Michael Mann, pour lequel elle doit parler un anglais-américain impeccable), présente une fois encore ses excuses, tout en déplorant le "lynchage" médiatique dont elle a fait l'objet (plus en France qu'aux Etats-Unis) : "Je respecte le peuple américain et je regrette sincèrement que mes propos aient choqué et blessé. Ce serait en effet plus facile de déclarer : 'J'ai dit des bêtises, l'histoire officielle est la bonne'. Mon entourage préférerait que j'adopte cette position. Mais je ne peux pas. J'ai été traitée d'abrutie, mais je préfère passer pour une abrutie que pour une menteuse."
Soit. C'est un choix.
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