On a beaucoup commenté le statut épineux de Pierre Sarkozy, qui, sous le pseudonyme de Mosey, œuvre depuis plusieurs années pour la vie du hip hop français tout en étant le fils d'un président de droite dont beaucoup de rappeurs sont les détracteurs… virulents.
Mais la position de Doc Gynéco, soutien déclaré et réitéré de Nicolas Sarkozy, n'est pas non plus de tout repos : elle lui a valu un emballage de "Bounty (noir à l'extérieur, blanc à l'intérieur)". Même si lui semble tout prendre paisiblement : Peace Maker, s'intitule son nouvel album, paru hier. C'est vrai qu'il fait très "peace", le Doc'.
Dans cette galette sortie hier plus soul et funk que ses précédents opus, il est revenu sur sa rencontre et sa relation fraternelle avec le fils aîné du président, qui se cache (au sein du trio Da Cream Chantilly) derrière Peace Maker : "Je l'ai rencontré dans un meeting, se souvient-il, il était très discret. J'ai ensuite appris qu'il était tellement amoureux du hip hop qu'il avait caché qu'il était le fils du ministre de l'Intérieur pour faire des compositions à des rappeurs hardcore qui critiquaient son père. Lui et son collectif sont humbles et passionnés de hip hop. Ils auraient aimé être noirs et moi qui suis métis, je veux leur faire comprendre que, blancs comme ils sont, ils peuvent faire aussi bien que les Noirs américains !"
Et justement, son métissage à lui, combiné à son appartenance au milieu du rap et à ses affinités de droite, lui a valu une insulte qu'il encaisse difficilement : "On m'a traité de Bounty, noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur, parce que j'étais de droite, raconte-t-il à l'AFP. Pour certains, la politique est une histoire de race ou de classe : un ouvrier ne peut être communiste et moi qui suis métis, je ne peux être que socialiste. C'était très violent et nouveau : c'est des attaques qui font mal, on ressent des douleurs qu'on ne connaît pas."
Sa réponse aux attaques, y compris celles de Ségolène Royal, qui assénait que Doc Gynéco n'est pas Victor Hugo — sans déc' ?! Waouh, chapeau, Ségo ! C'est une réplique signée Besnehard ? —, elle vient par l'humour, et en chanson, comme on peut le découvrir sur l'album : "Plus jeune, je pensais que c'était la droite le parti dur, explique-t-il à ce propos. (…) Eh ben non : sous son air cool, la gauche peut être très violente."
C'est vrai que les querelles d'éléphants, en ce moment, c'est assez effrayant et ça trompe énormément…
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