Il est l'une des figures emblématiques du Festival de Cannes de ces 15 dernières années : découvert en 1992 avec son premier film, l'ovni Reservoir Dogs, projeté un samedi soir à la séance de minuit dans l'anonymat, Quentin Tarantino alias Mr. Brown avait fait disjoncter la Croisette.
Deux ans plus tard, il avait les honneurs de la compétition avec son deuxième film, Pulp Fiction, que Clint Eastwood, alors président du jury, avait récompensé de la Palme d'Or (alors que Catherine Deneuve, vice-présidente, lui préférait Journal Intime de Nanni Moretti).
En 2004, c'est à son tour d'assumer la fonction de président du jury : après avoir présenté hors compétition son Kill Bill - Volume 2, il remettra une Palme d'Or très controversée à Farenheit 9/11 de Michael Moore.
Venu l'année dernière en compétition défendre son nouveau délire : Grindhouse - Boulevard de la Mort, il était reparti bredouille, à l'instar de toute la sélection américaine, pourtant incroyable de qualité (Les frères Coen, James Gray, David Fincher).
Entre Cannes et Tarantino, c'est donc une longue et intense histoire d'amour. Il était alors logique que cette année encore, le cinéaste américain soit présent pour la 61ème édition de ce rendez-vous. Après des cinéastes aussi reconnus que Martin Scorsese ou Sydney Pollack, le réalisateur de Jackie Brown proposera demain sa "Leçon de cinéma" aux festivaliers.
L'occasion d'approcher, de converser, et de connaître quelques-uns des secrets de l'un des plus importants cinéastes de sa génération. Demain, à 14h30.
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