Rachid Taha, le chanteur franco-algérien de 51 ans n'a pas la langue dans sa poche. Quand il aime ou quand il n'aime pas, il le clame haut et fort. Invité du 21e épisode du Cabinet des curiosités sur Darkplanneur.tv, il n'avait pas manqué de parler musique mais aussi et de façon virulente, de politique. Dans Le Parisien, l'artiste, qui vient de sortir l'album Bonjour réalisé en collaboration avec Gaëtan Roussel de Louise Attaque, continue de décrypter la société avec son regard.
Dès les premiers mots, la verve de Taha fait du bruit avec ses paroles sans concessions : "La religion, chacun la pratique comme il veut. Moi je ne fais pas le ramadan. Du moment que je ne fais pas chier les autres." Loin de vouloir s'isoler des autres, il précise : "Avant, j'étais analphabète des autres. Aujourd'hui, je deviens humain , je pardonne."
Enervé ? Pas vraiment, plutôt passionné en vérité. Par la musique évidemment mais aussi par son pays d'origine et son pays d'accueil, lui qui est arrivé d'Algérie en France à l'âge de 10 ans : "Moi j'aime la France même si elle fait encore des erreurs, notamment quand elle revient sur l'identité nationale." Il rappelle que désormais, les origines des personnalités qui font la une des journaux ne sont plus forcément précisées : "Dans les années 80, on précisait l'origine de Mohamed, Mamadou ou Sergio. Aujourd'hui ce n'est plus le cas et on veut faire un pas en arrière ? Kad Merad et Dany Boon sont quand même des Algériens. Les Bourvil et De Funès, des Beurs ! [...] Nicolas Sarkozy, c'est le premier président immigré non ?" Par ailleurs, il n'est pas tendre avec certains membres de son gouvernement : "Il a nommé Rama Yade et Fadela Amara [respectivement secrétaire d'Etat aux Sports et secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville]. Mais à leur place, j'aurais démissionné après la vidéo de Brice Hortefeux et sa sortie sur les soi-disant Auvergnats."
Mais ce 10 novembre, l'heure sera d'abord à la musique et la fête, même si la politique va sûrement s'inviter dans ses paroles, puisqu'il est à L'Olympia.
Dès les premiers mots, la verve de Taha fait du bruit avec ses paroles sans concessions : "La religion, chacun la pratique comme il veut. Moi je ne fais pas le ramadan. Du moment que je ne fais pas chier les autres." Loin de vouloir s'isoler des autres, il précise : "Avant, j'étais analphabète des autres. Aujourd'hui, je deviens humain , je pardonne."
Enervé ? Pas vraiment, plutôt passionné en vérité. Par la musique évidemment mais aussi par son pays d'origine et son pays d'accueil, lui qui est arrivé d'Algérie en France à l'âge de 10 ans : "Moi j'aime la France même si elle fait encore des erreurs, notamment quand elle revient sur l'identité nationale." Il rappelle que désormais, les origines des personnalités qui font la une des journaux ne sont plus forcément précisées : "Dans les années 80, on précisait l'origine de Mohamed, Mamadou ou Sergio. Aujourd'hui ce n'est plus le cas et on veut faire un pas en arrière ? Kad Merad et Dany Boon sont quand même des Algériens. Les Bourvil et De Funès, des Beurs ! [...] Nicolas Sarkozy, c'est le premier président immigré non ?" Par ailleurs, il n'est pas tendre avec certains membres de son gouvernement : "Il a nommé Rama Yade et Fadela Amara [respectivement secrétaire d'Etat aux Sports et secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville]. Mais à leur place, j'aurais démissionné après la vidéo de Brice Hortefeux et sa sortie sur les soi-disant Auvergnats."
Mais ce 10 novembre, l'heure sera d'abord à la musique et la fête, même si la politique va sûrement s'inviter dans ses paroles, puisqu'il est à L'Olympia.
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