Alors que tous les membres du gouvernement la félicitaient il y a deux jours, après avoir appris qu'elle attendait une petite fille, lors du scellement de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 sous l'oeil bienveillant de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati a aujourd'hui de quoi être contrariée.
En effet, notre Garde des Sceaux vient d'apprendre que le tribunal correctionnel de Saint-Pierre-de-la-Réunion a jugé ce matin irrecevables les poursuites qu'elle avait engagées contre un avocat du barreau — Maître Georges-André Hoarau —, qui avait déclaré le 15 mai dernier, pendant sa plaidoirie où il défendait un justiciable poursuivi pour des escroqueries aux prestations sociales, qu' "un procès qui n'aura jamais lieu, c'est celui de notre grand chef à tous, Mme Rachida Dati, qui utilise un faux MBA".
Il faisait ainsi allusion aux informations de l'hebdomadaire L'Express, qui affirmait que la ministre de la Justice avait présenté un dossier pour intégrer l'Ecole Nationale de la Magistrature, mentionnant "l'obtention d'un MBA européen du groupe HEC-ISA", qu'elle n'aurait en fait jamais eu.
Après l'attaque pour diffamation de la Garde des Sceaux, les défenseurs de l'avocat avaient plaidé "le principe essentiel de la liberté d'expression" et le procureur de la République avait requis 5000 euros d'amende en déclarant que "la liberté d'expression à une limite, c'est la présomption d'innoncence".
La ministre de la Justice était à l'origine de la procédure pénale mais ne s'était pas constituée partie civile.
Va-t-elle faire appel ?
A suivre...
Faire un lien vers cet article






Cliquez sur un smiley pour l'insérer.