Comme nous vous l'avions annoncé, Rachida Dati sort de son silence. Elle a donc donné une grande interview-vérité pour le JDD, à l'occasion de sa nouvelle formule qui est sortie aujourd'hui à 13h, dans les principales villes de France. Sur la Une et une double page, elle a répondu sans langue de bois aux questions des trois femmes journalistes, en mettant les points sur les i !
Elle a démenti toutes les rumeurs de disgrâce, en insistant sur le fait que le programme de la campagne présidentielle est, pour elle, accompli. "Trente réformes en vingt-quatre mois, même si cela n'a pas été simple."
Premier symbole de la diversité, première femme d'origine maghrébine à diriger un grand ministère et très aimée de l'opinion, si elle a suscité l'intérêt des Français, elle s'est vite heurtée à l'hostilité des magistrats.
Elle a surtout voulu expliquer qu'elle n'était pas une mondaine, qu'elle avait fait l'erreur d'aller une fois à la soirée d'une maison de couture française, où il y avait pourtant entre autres, des membres du gouvernement, et même le Premier ministre !
Elle revendique sa féminité, à laquelle "elle n'a jamais voulu renoncer" et "si elle est arrivée en talons aiguilles au Conseil des ministres, cinq jours après la naissance de sa fille, ce n'est pas incompatible avec la compétence." Pas tort la dame !
Elle se dit excédée d'être suivie "en permanence par un paparazzi à moto", alors que "je n'ai jamais exposé ma vie privée et que je ne vais pas commencer à le faire." Elle assure n'avoir jamais entretenu de suspense sur le père de sa petite fille. Elle concède qu'elle aurait "rêvé de fonder une famille plus conventionnelle, mais la vie en a décidé autrement."
Au sujet du livre "Belle-Amie" (qui remporte un franc succés en librairie !), elle confirme ne pas l'avoir lu et n'avoir que du mépris pour ces livres à charge qui ont recours aux témoignages sous anonymat...
Elle a conclu cette interview en déclarant : "Depuis le temps qu'on annonce ma disgrâce, je devrais être à la cave. Tous les matins pendant ma grossesse, dans les journaux, je lisais le récit de ma chute, de ma double chute, de mon triple salto arrière. Tout cela on l'aura oublié dans trois mois."
Pour elle son probable départ à Strasbourg n'est pas du tout un échec, c'est une nouvelle étape. "Mon seul échec aurait été de ne pas avoir d'enfant."
Voilà, c'est dit !
Comme nous vous l'annoncions également, elle était l'invitée ce soir d'un Laurent Delahousse qui l'a accueillie en lui disant qu'elle était un peu malmenée ces derniers temps, et sa première question a été "Etes-vous un ministre comme les autres ?" Souriante, un peu crispée, vêtue d'un chemisier bleu clair, elle s'est longuement expliquée sur la politique pénale et les réformes accomplies en deux ans. "Réformer le ministère de la Justice est très difficile. La sécurité des Français et le fait de donner la place aux victimes étaient nos priorités." A la question "On retrouve souvent (dans les livres, les polémiques, un documentaire, ndlr) pour vous désigner, trois qualificatifs : ambitieuse, colérique, intrigante... lequel réfutez-vous, les trois ?" Elle a répondu "Ce sont des qualificatifs que l'on retrouve souvent pour des femmes, ce que je déplore... Ce sont des commentaires parisiens..." Et elle a conclu en disant avec un petit sourire : "Les polémiques ne m'atteignent pas."
Suite lundi matin, de bonne heure et de bonne humeur au micro de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1 !
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