Comme vous le savez, ce soir, à Dublin, l'équipe de France de football va jouer la première manche de sa double confrontation face à l'Irlande en vue d'une qualification pour la coupe du monde qui se tiendra dans six mois en Afrique du Sud.
Après s'être détendus en début de semaine en assistant à l'open de tennis de Paris Bercy, les joueurs tricolores sont arrivés en Irlande sous la pluie, et hier soir, le sélectionneur des Bleus Raymond Domenech (dont nous vous proposions récemment les déclarations de son voisinage) s'est prêté à la traditionnelle conférence de presse.
Avec sa langue de bois habituelle, Raymond a enchaîné les réponses toutes faites, reprenant cependant la traductrice qui avait traduit approximativement sa première réponse. Il faut dire que le coach avait des consignes strictes : pas de dérapages, ne rien dire de dérangeant, ne pas créer de polémique. En deux mots : restez lisse. Ça tombe bien, Raymond sait très bien le faire. Extraits.
Concernant le match : "Il y a un but (celui à l'extérieur, ndlr) qui compte plus que l'autre, mais c'est valable aussi pour eux. C'est quelque chose qui pèse. Mais l'impotant c'est de se qualifier."
Concernant son homologue, le brillant sélectionneur italien de l'équipe irlandaise Giovanni Trapattoni : "Je le respecte beaucoup, je l'ai vu à Milan lors d'un match de Ligue des Champions et on s'est salués. Je suis admiratif de sa carrière."
Concernant le poste de gardien, très disputé entre les talentueux Hugo Lloris et Steve Mandanda : "Le poste de gardien est particulier. Il y en aura un demain dans les buts et il fera sa part de travail comme on l'espère tous."
Concernant le manque de fraîcheur des joueurs qui évoluent en Ligue des Champions : "C'est le lot des grands joueurs, eux se préparent au mieux pour ces matches-là. Ce sont des joueurs de haut niveau. Arrêtons de se trouver des excuses. Les deux équipes ont envie de se qualifier, ce sera une belle bataille. Le mois de novembre, la fatigue, qu'il pleuve ou non, ce n'est pas l'important."
Concernant son état d'esprit : "Je ressens de l'impatience, car on connaît l'échéance. Je suis impatient de voir ces deux confrontations en barrage."
Concernant les attaques des joueurs irlandais dont il a été l'objet dans la presse : "Chacun dit ce qu'il veut. Il y a longtemps que j'ai arrêté d'écouter ce qu'on dit sur moi, sinon je me serais suicidé."
A noter que la veille de son départ pour Dublin, le sélectionneur des Bleus a dîné à L'Opportun, un restaurant où il a ses habitudes, situé à Montparnasse, où Raymond vit avec sa compagne Estelle Denis et leurs enfants. En souriant, Serge Alzerat, le patron des lieux, lui a dit : "J'espère que tu as fait aménager chez toi une pièce supplémentaire pour stocker tous les costards qu'on te taille dans la presse !"
La création de cette nouvelle pièce... dépendra certainement du résultat de ce soir.
Adam Ikx
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