La semaine dernière, Régis de Camaret, 67 ans, ex-entraîneur de célèbres joueuses de tennis, a bénéficié d'un non-lieu de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Ce dernier avait été mis en examen en 2007 pour "viols et tentatives de viol aggravées sur deux mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité", mais la cour d'appel d'Aix avait estimé qu'il n'y avait "pas de charge suffisante" dans l'un des cas. L'entraîneur ayant reconnu "des attouchements" dans le second cas, la "tentative de viol" a été requalifiée par la cour en "agression sexuelle", ce qui constitue un délit et non un crime, "malheureusement" frappé par la prescription étant donné le temps écoulé depuis les faits.
Suite à cette décision étonnante, qui a révolté les plaignantes, lundi 7 décembre, le parquet général d'Aix-en-Provence a décidé de se pourvoir en cassation contre l'arrêt de non-lieu. Selon Nice Matin, le ministère public a "relevé dans l'arrêt certaines dispositions qui lui paraissent juridiquement contestables", sans plus de précisions. Le pourvoi doit vérifier la bonne application des règles par les juges, indiquer en quoi la décision précédente n'est pas en accord avec la loi, et préciser les motifs de la décision jugés insuffisants.
Isabelle Demongeot, qui fait partie des accusatrices, est soulagée : "C'est un message fort pour les victimes. L'affaire n'est pas terminée, le combat continue et il risque de durer encore plusieurs mois. Pendant l'instruction, les victimes ont été mises à nu. Elles ont vécu des moments très pénibles. Aujourd'hui elles ont l'éventualité d'être entendues devant la cour d'assises. Cette décision était attendue par toutes les victimes. Il faut croire en la justice."Espérons qu'elle et la quinzaine de jeunes femmes qui se sont déclarées agressées puissent vraiment y croire dans les prochains mois... Affaire à suivre.
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