Un peu plus d'un an après son décès, Luciano Pavarotti continue de réunir les plus grandes voix de la planète et de susciter une émotion intacte. Décédé dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007 d'un cancer du pancréas, qu'il a vainement tenté de combattre, le maestro italien avait l'habitude de prendre donner rendez-vous avec la fine fleur internationale de la chanson, notamment lors des giga concerts caritatifs Pavarotti & Friends : il prêtait alors son immense voix à la variété, multipliant les duos avec Bono, Elton John, Sting, Zucchero, Céline Dion, etc.
La voix du plus illustre des ténors s'est éteinte, mais ceux qui restent après lui continuent de se retrouver et de célébrer son souvenir. Pour l'anniversaire de la naissance de l'enfant de Modène, ils étaient quelques-uns à avoir répondu à l'invitation de la famille royale de Jordanie et la sublime reine Rania pour un concert hommage donné devant la façade mythique et somptueuse, taillée dans le grès, de la Khazneh, incroyable monument qui est vraisemblablement un tombeau royal ancestral. Tout un symbole.
Dans ce cadre unique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985, les plus grands artistes (Sting, Laura Pausini, Andrea Bocelli, Zucchero, …) ont rendu hommage au défunt ténor. Une attention qu'ont appréciée la veuve de Luciano Pavarotti, Nicoletta Mantovani, qu'il avait prise pour femme en 2003, et leur magnifique petite fille, Alice, née le 14 janvier de cette même année (rappelons que ce sont des jumeaux qui étaient nés, mais le petit garçon n'avait pas survécu...).
Le maître des contre-ut, à sa mort, laissait derrière lui, outre sa seconde épouse Nicoletta et Alice, trois autres filles, nées de son premier mariage (qui dura 35 ans) avec Adua Veroni : Lorenza, Cristiana et Giuliana (nées en 1962, 1964 et 1976).
On se souviendra avec émoi que le roi du bel canto a fait sa dernière apparition publique le 10 février 2006, ponctuant avec une incroyable intensité la cérémonie d'ouverture des J.O. de Turin devant des centaines de millions de spectateurs de par le monde.
Ce jour-là, il interprétait un des airs magistraux du bel canto : le Nessun Dorma de Puccini. "Que personne ne dorme". On aurait aimé qu'il ne connaisse pas le sommeil éternel si tôt.
Guillaume Joffroy
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