Sacha Baron Cohen, alias Borat, a semé la panique à plusieurs reprises sur les podiums de Milan lors de la Fashion Week de la capitale lombarde.
Le comédien, dont la fiancée Isla Fisher sera bientôt à l'affiche de Confessions of a Shopaholic, a commencé par s'inviter sans prévenir dans le défilé du styliste italien Iceberg, en début de semaine , ce qui lui a valu un bref séjour au poste de police le plus proche.
Malgré une sécurité sur les dents, Sacha Baron Cohen est parvenu une nouvelle fois à se glisser dans les coulisses et a fait irruption sur le podium lors du défilé Agata della Prada, où il a fait un show, bref mais intense, dans le style boratien le plus pur qui soit .
Il portait une tenue grotesque, une large cape sous laquelle étaient accrochés des pièces de tissu, des pompons, des bottes (voir les photos ici), un bazar qui n'était pas sans rappeler, la parodie en plus, le défilé "Clochards" de John Galliano en 2000.
Une fois de plus, la sécurité a mis un terme aux extravagances du comique anglais, qui a été, à nouveau, conduit au commissariat le plus proche avant d'être relâché sans que rien ne soit retenu contre lui.
Après cela, Sacha Baron Cohen s'est contenté d'assister sagement à la suite de la Fashion Week. On l'a vu notamment installé au premier rang lors du défilé Normaluisa. Pour l'occasion, le comédien s'était fait un look de fashionista : blouson de cuir sans manches laissant apparaître ses bras nus et une paire de lunettes que n'aurait pas reniée Barbara Cartland.
Cohen n'était pas à Milan par hasard. Il tourne des séquences de son prochain film, Bruno, Delicious Journeys Through America for the Purpose of Making Heterosexual Male, une pochade sur le monde de la mode qui sera traitée à la manière de Borat, mais avec un nouveau héros baptisé Bruno, cette fois d'origine autrichienne.
Le film sera traité sous forme de pseudo-reportage, à la Borat toujours, d'où la grande méfiance des sommités de la mode italienne, avertis de la présence de Sacha Baron Cohen et de ses caméras. Ils ne tiennent pas à être ridiculisés comme certains Américains apparus dans Borat, sachant en outre que la justice américaine, reconnaissant le droit à la satire, n'a pas donné satisfaction à ceux qui avaient tenté de faire un procès à Cohen, prétextant que son film avait porté atteinte à leur honneur et la dignité.
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