Dans l'univers de plus en plus concurrentiel des séries télévisées, même les produits les plus performants s'essoufflent. Prison Break, qui est un peu à l'univers carcéral ce que fut Urgences au milieu hospitalier avant la déferlante Grey's anatomy, Dr. House & Co., n'y échappe pas : la cavale des évadés de Fox River, et notamment le tandem emblème de la virilité que constituent Wentworth Miller (Michael Scofield) et Dominic Purcell (Lincoln Burrows) passionne de moins en moins de téléspectateurs.
A tel point que le créateur de la série, Matt Olmstead, a admis que la saison 4 qui est actuellement en cours de diffusion (et de tournage, simultanément) pourrait être la dernière : à peine 6 millions d'Américains étaient devant leur écran pour suivre le quatrième épisode de cette saison, hier soir. Pas assez, il en faudrait… le double. Un constat statistique qui ne reflète pas vraiment la qualité de l'intrigue développée par les scénaristes : après les faiblesses ponctuelles des saisons 2 et 3, et les difficultés liées à la grève des scénaristes, les adeptes ont apprécié le nouvel élan qui a été donné, avec le suspense de la chasse à l'homme qui est remonté en flèche.
D'autant que Prison Break peut toujours se targuer d'avoir des atouts en béton armé : on ne peut pas dire le contraire lorsque l'armoire à glace version beau gosse Dominic Purcell soulève son T-shirt au cours du tournage d'une énième cascade. Du béton armé ! Garanti sans trucages, en plus.
Donc, c'est le drame : d'abord parce que pas d'effets spéciaux sous le maillot, ça rend jaloux ; et ensuite, parce que c'est peut-être une des dernières fois qu'on voit cela.
Pas de panique : quoi qu'il arrive, la production a promis que le comédien de 38 ans, révélé par son rôle de John Doe, et ses acolytes nous offriraient un dénouement du tonnerre. Une bonne raison pour les acteurs de rester au meilleur de leur forme !
G.J.
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