Alors que l'état de sa fille Allegra, dont le combat contre l'anorexie connaît des hauts et des bas,
ne manque pas d'inquiéter, Donatella Versace, qui préside aux destinées de la griffe créée par son frère (assassiné 1997), nous cause bien du souci… pour d'autres raisons.
Dix ans en arrière, il paraît que sa féminité était l'étendard de la marque milanaise. Si c'est encore le cas aujourd'hui, on ne donne pas cher de cette dernière, puisque son ambassadrice ne ressemble plus à rien.
Certes, on ne peut que louer sa visite en Chine, dans la province du Sichuan, où elle est allée épauler le travail de l'association The One Foundation née de la volonté de la star locale Jet Li — qu'on retrouvera prochainement dans un film d'action l'associant à… Sylvester Stallone et Jason Statham ! — : la créatrice inaugurait un nouveau site (Children Versace One Center) ouvert en partenariat avec celui qui est également ambassadeur de la Croix Rouge chinoise (à laquelle il a notamment versé une partie des bénéfices de son film Fearless).
C'est en avril de l'an dernier que le comédien chinois, bouleversé par son expérience du terrible tsunami de 2004, avait eu cette initiative : désormais, la Fondation s'associe aux actions de terrain après les grandes catastrophes, portant une attention toute particulière à la santé psychologique des victimes et tentant de prévenir les suicides.
Donc, bravo Donatella. Mais moins bravo concernant cette botoxite aigüe qui semble la pétrifier : en plein bain de foule chinois, entourée de nombreux enfants, c'était plus Bienvenue chez Mme Tussauds à Beijing que Bienvenue chez les ch'tis Chinois.
Ah pardon, elle a bougé : on l'a vue jouer au ping-pong (un effort qui a d'ailleurs annulé les effets de sa dernière injection…).
Une véritable attraction.
Guillaume Joffroy
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