Hier soir, c'était grand spectacle au Zénith de Paris. A l'affiche, après quelques skeches, films et saynètes diverses, Hervé Vilard, Trust et son hard et Ségolène Royal et son... Besnehard. Les chanteurs Cali, Benjamin Biolay et Princesse Agnès complétaient le plateau. Yannick Noah actuellement aux Etats-Unis s'était excusé, mais en fervent supporter, il avait envoyé un message, bien dans son style décontracté : "Courage Ségo, je suis avec vous a donf'" !
Ayant peaufiné son look de Madone de (ce qui reste de) la gauche, Ségolène est apparue, telle la vierge dans la grotte de Massabielle, à Lourdes, toute de bleue vêtue, avec une nouvelle coupe de cheveux qui la fait ressembler à un croisement entre Elsa (période T'en va pas, bien sûr) et Andie MacDowell (période L'Oréal).
La salle, qui peut accueillir 6 000 personnes, n'en comptait pas 4 000, mais des durs de durs, le cœur de cible, en gros ceux qui croient encore que Ségolène a été élue présidente de la République en mai dernier...
Dans un style qui devait plus à Charles Péguy qu'à Jean Jaurès, Ségolène a déclaré : "Jamais je n'ai mis un genou à terre. Jamais je n'ai songé à abandonner... Je suis là aujourd'hui, je serai là demain... Rien ne me fera reculer sur le chemin que j'ai choisi et sur lequel nous marchons ensemble." Tout cela dans une débauche de lumières... telle une rock-star !
Dans la coulisse, Dominique Besnehard, roi du casting à la retraite, pouvait se frotter les mains. Manifestement, le travail qu'il a entrepris auprès de sa nouvelle favorite, a payé : Ségolène Royal n'est peut-être pas une femme politique très convaincante, mais c'est à coup sûr une grande actrice.
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