Malgré son extrême pudeur et la discrétion dont cette personnalité flamboyante fait preuve, Richard Bohringer ne manque pas d'inquiéter... Musicien, écrivain, acteur émérite à la filmographie éclectique, l'attachant bonhomme de 66 ans à la voix cassée semble ne pas avoir que la voix de cassée.
Il a en effet été hospitalisé en urgence le week-end dernier, ce qui compromet sa participation aux pré-Fêtes de Genève, qu'il devait inaugurer jeudi soir (les organisateurs ont fait appel aux Forbans pour le remplacer).
Un accident qui fait écho aux déclarations ambiguës mais alarmantes de celui qui, amoché par la vie, racontait ses combats dans le livre C'est beau une ville la nuit (1988), qu'il adapta lui-même à l'écran en 2002.
Récemment, il confiait au Midi Libre : "J'ai 66 ans. Je suis à moitié à l'hôpital, à moitié dans la vie. J'ai pas le temps". Il était alors interrogé sur une lecture qu'il devait faire à Alès. Mais l'acolyte de Jugnot dans Une époque formidable... affiche un fatalisme qui n'a rien de rassurant : "D'ici au lundi 31 mars, déclarait-il alors, j'ai encore le temps de vivre, de mourir, de respirer et tout..."
Des inquiétudes. Et du panache, encore et toujours.
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