Connaitra-t-on un jour le fin mot de l'histoire dans l'affaire Gasquet ? Alors que le joueur a repris le chemin de la compétition, que certains observateurs extérieurs continuent de payer les pots cassés, et que certaines se réveillent sur le tard pour déposer des témoignages à charge peu crédibles, les investigations connaissent une nouvelle impasse.
On se souvient que Richard Gasquet avait bénéficié d'une certaine clémence de la part d'un tribunal indépendant de la Fédération Internationale du Sport, lequel, acceptant son système de défense basé sur une contamination à la cocaïne à son insu, lui avait infligé au mois de juillet une suspension de quelques semaines (peine déjà purgée, le temps que le verdict soit édité !). Décision dont l'ITF et l'Agence Mondiale Antidopage ont fait appel, actuellement à l'étude.
Mais un mois plus tôt, le 5 juin 2009, le tennisman avait porté plainte auprès du procureur de Paris pour "administration de substance nuisible ayant porté atteinte à l'intégrité physique ou psychique" - une action corroborant sa version des faits, selon laquelle la présence de cocaïne dans son organisme était liée à un échange de baisers fougueux avec une jeune femme avec laquelle il avait partagé la soirée.
Et si les résultats des analyses toxicologiques commandées dernièrement ont démontré que Richard Gasquet n'était pas toxicomane, mais que Pamela D., la jeune femme incriminée par le joueur, consommait régulièrement de la drogue (elle fera d'ailleurs l'objet d'une "injonction thérapeutique"), les conclusions de l'enquête préliminaire diligentée suite à sa plainte du 5 juin ne jouent pas en sa faveur : le parquet de Paris vient en effet de classer sans suite cette enquête ! "Il ressort des pièces de l'enquête, apprend-on, et notamment des expertises toxicologiques diligentées sur la personne de Richard Gasquet, qu'aucune infraction pénale n'est mise en évidence, que ce soit la consommation par M. Gasquet de cocaïne, ou l'administration délibérée, par un ou des tiers, à son insu, de cocaïne".
Autrement dit : la théorie du baiser empoisonné, accréditée dans le premier jugement, n'est pas validée. Récapitulons : il a, certes, été contrôlé positif, mais ne consomme pas de drogue, n'a pas été contaminé, et n'a plus de ligne de défense. Passionnant.
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