Très bientôt à l'affiche du biopic Amelia avec Hilary Swank dans le rôle-titre, puis du prévisiblement poignant Hachiko : A dog's story (remake par Lasse Hallström d'un film nippon des années 1987 se concentrant sur la relation fusionnelle d'un maître et son chien, et sur le comportement du second alors qu'il attend inlassablement le retour du premier, décédé à l'étranger), et enfin de l'attendu L'Elite de Brooklyn d'Antoine Fuqua, Richard Gere connaît les marathons promotionnels.
Sauf que ceux auxquels il se prête sont plus souvent liés à sa sensibilité de citoyen du monde qu'au septième art !
Ainsi, il était inutile de réviser son agenda en l'apercevant à Rome ces dernières heures : non, le festival cinématographique de la capitale transalpine n'a pas été décalé en plein hiver. C'est en réalité la venue du Dalaï Lama, accueilli par Gianfranco Fini, qui a valu aux Romain(e)s celle du séduisant comédien de 60 ans, lequel, converti au bouddhisme depuis 1982, ne manque pas une occasion d'apporter son soutien à son guide spirituel et ami intime.
A l'occasion de ces retrouvailles méditerranéennes, Richard Gere, reçu par le maire Gianni Alemanno, avait l'air bien plus avenant qu'à de nombreux moments critiques de l'année 2008, lorsqu'il était monté au créneau et avait croisé le fer avec le parcours de la flamme olympique pour appeler au boycott des Jeux Olympiques de Pékin au titre des persécutions chinoises endurées par les Tibétains.
Pour autant, ce n'est pas tant la crise politique que l'urgence climatique (qui mobilise également de nombreuses personnalités françaises) qui a constitué le point chaud des débats : depuis Rome, le leader tibétain a appelé la Chine à prendre expressément des décisions en vue de stopper la fonte des glaciers de l'Himalaya. Une injonction ardemment soutenue par Richard Gere...
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