Le code a changé, mais la punch-line et le flow sont toujours aussi acérés. Avec Le code de l'horreur, son cinquième album solo, le prolixe rappeur Rohff fait honneur à son pseudonyme acronyme, dans lequel il faut entendre "Rimeur offensif honorant le fond et la forme".
Un opus cinglant, qui, après l'expérience de la prison, se dote d'angles intimes, mais toujours attaqués avec la fougue d'un flow nerveux et intransigeant. En novembre 2007, le 27, jour de la naissance de son second fils, celui que l'état civil connaît sous le nom de Housni Mkouboi quittait la prison de Fresnes après y avoir purgé les cinq mois de prison dont il avait écopé pour port d'arme (357 Magnum) et menaces, et assurait la première partie du concert de 50 Cent.
Les rivalités avec son frère Jalloud, qui avait porté plainte suite aux menaces de son aîné, obligeant toute la famille à ce pénible épisode judiciaire, c'est terminé — en même temps que toute relation avec lui. L'avenir, il le voit en regardant ses deux garçons de cinq et un an : "Je les regarde dans les yeux, je suis heureux, confie le rappeur vitriot — qui vit en couple avec ses enfants — au journal Libération. Je voudrais leur donner ce que moi je n'ai pas eu : la présence d'un père".
Fort de ce désir, Rohff l'anti-bling bling balance une galette impudique, qui, entre Repris de justesse et son Testament (écrit en cellule), n'hésite pas à s'aventurer dans la thématique amoureuse, par deux fois : "Pour l'amour, il n'y a que deux chansons là-dessus. Aborder ce thème, c'était inattendu de ma part", admet-il.(…) Mais "les gens savent qu'il y a un être humain derrière tout ce que je fais", ajoute-t-il dans un entretien accordé à 20 Minutes.
Rhoff, Le Code de l'horreur, sortie ce 15 décembre. Ecoutez en cliquant ici.
Faire un lien vers cet article

Cliquez sur un smiley pour l'insérer.