Tapis rouges et autres peaux de bananes, l'autobiographie de Rupert Everett, sort ce mois chez K&B Editeurs.
Parmi les nombreuses anecdotes que livre ce touche-à-tout (tour à tour mannequin, acteur, écrivain), l'une des plus surprenantes reste celle avec Béatrice Dalle. Il raconte comment, lui qui est un gay déclaré et assumé, a succombé aux charmes de l'actrice française.
En 1986, il la croise sur le tapis rouge du Festival de Cannes. "Son type de beauté était résolument de l'époque pré-Botox, bien plus profond que les affaires à 'emporter' d'aujourd'hui. C'est une jolie laide, mignonne et affreuse", confesse-t-il dans son ouvrage.
C'est sans doute parce qu'elle ne correspond pas aux canons de beauté hollywoodiens que Rupert Everett, aujourd'hui âgé de 46 ans, est immédiatement fasciné par celle qui vient de faire des débuts fracassants dans le film 37,2° le matin.
Devenu inséparable, le couple improbable s'installe dans un appartement à Paris. Lui est amoureux. Elle est "une petite amie formidable." Mais, à l'époque, Béatrice Dalle est toujours mariée à un boxeur. Celui-ci viendra glisser une lettre sous la porte de leur domicile. A sa lecture, la jeune icône des années 80 s'effondre en larmes.
Cet épisode marque le début de la fin. "Béatrice ne se sentait vivante que lorsqu'il y avait du drame. Elle adorait lorsque les éléments déchaînés hurlaient autour d'elle. Pas moi", relate Rupert Everett.
Mais c'est l'actrice qui mettra un terme à leur relation. "Un soir, elle m'appela pour m'annoncer d'une voix calme qu'en fait, elle n'était pas enceinte, comme elle le croyait. Nous restâmes tous deux sans voix."
Béatrice Dalle fut la dernière femme dans la vie de Rupert Everett.
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