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Scandale Weinstein : Meryl Streep "humiliée" en pleine rue

Effet boule de neige après la violente lettre de Rose McGowan qui taxait des actrices comme Meryl Streep d'hypocrisie.

Après avoir été épinglée pour avoir tardivement réagi à l'affaire Harvey Weinstein, Meryl Streep est la cible d'une campagne laissant entendre qu'elle est une menteuse et qu'elle défend le producteur de bon nombre de ses films en assurant qu'elle ne savait rien des agissements horribles du mogul hollywoodien, accusé par plus de 100 femmes d'harcèlement, agression sexuelle ou viol.

Ce week-end a notamment été marqué par un duel à distance. Samedi 16 décembre, Rose McGowan publiait un pamphlet à l'encontre des actrices complaisantes et silencieuses, "comme Meryl Streep qui ont joyeusement travaillé pour Le Monstrueux Porc". Après avoir effacé le tweet qui contenait sa diatribe, Rose McGowan a pourtant eu une réponse de la part de l'iconique actrice hollywoodienne. "Je voulais qu'elle sache que je ne savais pas pour les crimes de Weinstein, pas dans les années 90 quand il l'a attaquée, non plus durant les autres décennies pendant lesquelles il a pris d'autres femmes pour cible", a assuré l'actrice aux 3 Oscars dans une autre lettre, en se disant "blessée d'avoir été attaquée par Rose McGowan". Et d'ajouter : "Je n'ai pas sciemment gardé le silence. Je ne savais pas. Je n'ai pas tacitement soutenu ces viols. Je ne savais pas."

Meryl Streep "savait"

Mais l'histoire ne s'arrête pas là pour la grande comédienne de 68 ans. Beaucoup d'observateurs/trices pensent comme Rose McGowan et n'ont pas manqué de trouver un moyen d'apporter leurs soutiens aux victimes de Weinstein. On a ainsi vu fleurir le hashtag #SheKnew (ElleSavait), et une campagne sauvage d'affiche en pleine rue reprenant le style graphique de la marque Supreme. She Knew est ainsi inscrit sur un bandeau rouge placé sur les yeux de la comédienne, qui pose tout sourire au côté d'Harvey Weinstein. Des affiches ont été disséminées dans des lieux stratégiques, dont une non loin d'une propriété de l'actrice.

Sauf que l'humiliation pour Meryl Streep ne s'arrête pas là. On se demande en premier lieu pourquoi ces affiches (Quentin Tarantino, qui avait avoué avoir été au courant, a son équivalent, He Knew) ne blâment pas directement l'auteur des exactions, à savoir Harvey Weinstein, plutôt que de clouer au pilori une femme qui a clairement affirmé qu'elle ne savait rien des agissements de son producteur et les a ouvertement condamnés. Puis on s'en rend compte que les motivations du collectif derrière ce mouvement #SheKnew ne sont pas dans le but de dénoncer la présumée complicité de l'actrice, ni même de condamner Harvey Weinstein...

Fake news !

En effet, cette affiche est l'oeuvre de Sabo, un artiste assimilé au mouvement d'extrême-droite de l'alt-right américaine. Souvenez-vous, ce sont ceux qui avaient fait grand bruit à Charlottesville quand un terroriste avait foncé dans une contre-manifestation pacifiste en voiture et a fait une victime. Et cette campagne vise surtout à coller une mauvaise publicité à Meryl Streep qui sera à l'affiche d'un film de Steven Spielberg, The Post (Pentagon Papers chez nous), long métrage dont elle s'est servi pour dénoncer Donald Trump et son utilisation des fake news. "Elle attaque, donc nous répliquons", assure l'article qui, avec deux collaborateurs, a fait coller une douzaine d'affiches à Los Angeles.

L'artiste, qui dit être une version alt-right de Banksy (nul doute que la comparaison sera appréciée par le très populaire artiste britannique), va même plus loin en diffamant avec une supputation pour le moins dérangeante. "Je n'étais pas dans la même pièce qu'elle. Je ne peux pas être sûr à 100%. Mais je dirais que n'importe qui, dans ce milieu, avait sa petite idée, dit-il au Guardian. Je pense qu'elle savait. Peut-être même qu'elle fournissait Weinstein en chair fraîche."

Autant dire que ce cher Sabo se sert de l'actualité et d'une cause féministe (mais pas que) louable – celle de dénoncer les victimes de pervers et agresseurs sexuels – pour faire passer un nauséabond message politique qui n'a rien à voir avec le propos initial.

Christopher Ramoné

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