A le voir arriver, quelques heures auparavant, en pantacourt version battle et claquettes, inlassablement armé de son appareil photo, on aurait pu croire que Seal était à Paris en touriste.
Mais pas de trace de la divine Heidi Klum, son irrésistible compagne, qui poursuit gaiement, toujours superbe, sa quatrième grossesse, comme on a pu le constater hier en la retrouvant à New York.
Du coup, le chanteur britannique d'origine nigériane n'avait qu'à se consacrer pleinement à ses fans français, et il leur a fait un numéro de charme qui ne les a vraiment pas laissés insensibles. Pour son premier passage sur la scène de Bercy, précédé par l'incroyable succès de son album de reprises des standards de la soul (Soul s'est écoulé à plus de 800 000 exemplaires en France, où il a survolé le classement pendant... 13 semaines consécutives !), Seal n'était pas dupe de sa soudaine notoriété auprès du public local : "Combien de personnes ont déjà assisté à un de mes concerts", demande-t-il à la foule, se souvient Le Parisien, qui constate que seuls une trentaine de bras se lèvent. A la question suivante, "Combien viennent me voir pour la première fois ?", c'est tout Bercy qui chavire dans une marée de bras tendus !
Après la performance d'hier soir, partagée entre une première partie 100% Soul qui trouva son apothéose dans la version live du single A Change is gonna come emprunté à Sam Cooke et enregistré pour sa résonance puissante à l'occasion de l'élection de Barack Obama, et une seconde partie animée par les chansons du répertoire de Seal, qui s'enflamma progressivement jusqu'à envoûter le public, il y a fort à parier que les spectateurs qui lèveront le bras à la première question lors de son prochain passage... seront cette fois-là majoritaires !
Faire un lien vers cet article




Cliquez sur un smiley pour l'insérer.