Elle publiera le 5 février, aux éditions Denoël, un ouvrage de 288 pages intitulé Femme Debout, résultat d'entretiens accordés pendant toute une année à Françoise Degois. Le Nouvel Observateur en propose des extraits exclusifs : et le moins que l'on puisse dire, c'est que, en fait de "femme debout" en train d'avancer, on a largement affaire à une femme frustrée qui n'a pas réglé ses comptes avec ses désillusions du récent passé. La guéguerre intestine du PS et la coalition des éléphants contre elle, le tempérament fade, infantile et amoral de Nicolas Sarkozy (d'après elle !), tout y passe...
Un grand déballage qui s'avère quasi pathologique, une supposée auto-analyse qui tire finalement tous azimuts. Un livre surprise sensationnaliste dont on saisit mal la vraie finalité : s'agit-il vraiment d'un manifeste pour l'avenir, d'une profession de foi gage de courage politique ? A chacun de se faire son idée... En attendant une lecture intégrale, voici quelques extraits.
On a finalement peu entendu Ségolène Royal s'exprimer sur son opposant à la présidentielle. A l'écrit, elle rattrape le temps perdu. Habilement, elle introduit son grand déballage par un compliment, qui n'a d'autre vocation que de légitimer la charge qui s'ensuit - on sent que le travail de sape de la droite durant la campagne électorale l'a profondément meurtrie : "Je dirais d'abord, sur le point le plus positif, c'est qu'il a une énergie incroyable. Qu'il bouge et veut faire bouger. Il est iconoclaste, c'est évident. Mais je crois que ce qui me gêne le plus chez lui, c'est son manque de morale, son amoralité. J'ai l'impression qu'il illustre bien l'expression 'sans foi ni loi'."
Certes, elle débute par une analyse politique relativement recevable : "sa grande habileté a été de conjuguer cette forme d'amoralité et l'ouverture politique. C'est une stratégie de conquête assez classique, mais très efficace", remarque-t-elle, évoquant également le fait que tous les éléphants du PS (Kouchner, DSK) furent contactés entre les deux tours de présidentielles (parfois avant, même), pour leur faire valoir qu'ils ne gagneraient rien à rester du côté de Ségolène.
Mais, rapidement, le règlement de compte prend un tour bien plus personnel, et cède à la facilité de caricatures grossières et éculées : "Un petit gamin heureux d'être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cow-boy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon. Bingo !"
De toute évidence, elle n'a pas digéré les suites de sa défaite : "Sarkozy, en résumé, c'est un immense mensonge, c'est une imposture. (...) Quand il m'a reçue à l'Elysée, peu après la défaite, pour parler de l'Europe, je l'ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n'y avait pas de hauteur, d'allure, d'élan, de fair-play. Il aurait pu dire : 'Félicitations, nous avons bien combattu, vous portez 17 millions de voix'. Non, rien, il était là, les bras ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être ailleurs à 'faire du fric'. Pas méchant, mais pas d'allure. (...) Fade, c'est le mot que j'emploierais."
Battue et dégoûtée par Sarko, Ségo se lâche aussi sur sa persécution par les socialo. A propos de son fameux meeting au Zénith, elle s'offusque du tourbillon médiatique que son petit numéro a déclenché : "Je me demande bien ce que vous auriez raconté si Bertrand Delanoë avait fait ça. Vous vous seriez tous extasiés (...). Et si ça avait été Martine, merveilleux, forcément merveilleux, avec une tunique africaine, quelle révolutionnaire, cette Martine ! Mais moi, non ! Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c'est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (...) Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu'on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa Fête de l'Huma (...) et que tout le monde s'extasie devant la campagne d'Obama ! (...) Personne ne saura à quel point j'ai travaillé ce texte sur cette journée pour que tout se passe bien, que ce soit du bonheur. A quel point je me suis arrachée de moi-même pour me dépasser, et tout le reste m'importe peu. (...) Et en plus ils me copieront. C'est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez."
Chez Ségolène, une forme de complexe de supériorité semble accompagner et alimenter par ailleurs un certain syndrome de persécution (pas injustifié pour autant) : "Je ne comprends pas cette stratégie, explique-t-elle au sujet du Congrès de Reims précédant la désignation du nouveau Premier Secrétaire, si ce n'est qu'elle est motivée par mon élimination. Faire tourner la vie du plus grand parti d'opposition autour de la seule question : 'comment éliminer Ségolène ?', c'est à la limite de la monomanie. Avec moi, la rénovation était immédiate. Je lançais dans les cent jours une vaste campagne d'adhésion, tout le monde sur le pont à 20 euros. Et je déménageais. Dans un lieu vaste, clair, pas tarabiscoté comme Solférino, avec ses couloirs, ses escaliers. Non, un lieu moderne, sur deux plateaux, deux étages, très lumineux. Ah, c'est certain, ça aurait grincé, chouiné, tapé du pied, mais on déménageait. (...) J'aurais appliqué illico presto la démocratie participative, j'aurais créé une université populaire, on aurait fait revenir les jeunes des banlieues, ils seraient venus militer. C'est certain. Bref, il se serait passé quelque chose, un souffle, qui ne peut pas se passer de la même manière maintenant. Ce souffle de la présidentielle qu'ils cherchent absolument à éteindre, coûte que coûte, et que j'aurais su rallumer."
Plus loin, le brasier messianique est encore plus ardent : "J'ai été la chercher au plus profond de moi-même, cette décision, affirme-t-elle à propos de ses futurs combats. Elle vient de très loin... de très loin, vraiment. Du plus profond de l'élan populaire, qui ne se dément pas ! Qui est toujours là ! Comme une évidence ! Il y a quelque chose en moi qui appartient désormais aux autres. C'est-à-dire à tous les gens qui veulent que j'avance avec eux et pour eux. Personne ne sait mieux que moi jusqu'où je suis allée chercher cette décision... Cette décision d'avancer. Parce que parfois j'ai eu le sentiment de ramper dans la cendre. Parce que j'aurais pu mourir. Oui... Mourir intérieurement... Et puis voilà, je me suis remise debout."
Entre aigreur et aspiration politique, cet ouvrage semble destiné uniquement aux sympathisants acquis (déjà pro-Ségo). A s'épancher de la sorte, que va-t-il rester à l'auteure si elle joue le même jeu ordurier qu'elle a souvent reproché à ses détracteurs et opposants ?
Il reste maintenant à attendre les mémoires de premier secrétaire de son ex-compagnon, François Hollande. Ce sera difficile de faire plus tapageur. Mais... pas son genre à François, pas d'inquiétude là-dessus.
Femme Debout, par Ségolène Royal. Entretiens avec Françoise Degois. Ed. Denoël. 288 pages, 19 euros - encore moins cher qu'une cotisation selon Ségo.
Pour une personne qui désire occuper les plus hautes fonctions de la Présidence de la République, les propos de Mme Ségolène Royal sont indignes et inexcusables !
"La haine c'est la colère des faibles" Alphonse Daudet
Je ne me mêle jamais de politique, mais là ça confirme mes premières impressions: cette femme est folle. Remarquez, ça la rend plus ou moins comique, ses délires mégalos. Si on veut se détendre , il se peut que ce livre soit utile. Si tous les politiques étaient comme elle, on s'ennuierait moins en les écoutant...
bravo, bravo, bravo...Segolene parle sans langue de bois, c'est la seule d'ailleurs..et c'est pour cela qu'on ne veut pas d'elle....
allons, les amis, soyez pas comme des moutons, osez exprimer les vérités, les désaccords avec cette masquerade Sarko,Bruni, Dati et j'en passe...franchement, vous etes heureux d'avoir ces gens là à la tête du pays ???
allez un souffe d'obama dans ce pays...un homme qui se donne vraiment pour le bien etre de son pays,pas juste pour le pouvoir, avoir sa tete sur les couvs
Segolene et son équipe triomphera, tot ou tard...je les soutiendrai jusqu'au bout :-)
Mon Dieu, elle est tombée sur la tete...il serait temps qu'elle fasse une bonne thérapie, je crois que les échecs successifs l'ont rendu méchante....
Pauvre François, il a bien fait de se barrer....elle est complètement allumée!
Mais je croyais que la guerre est fini au ps. Ségolène sait qu'elle ne sera jamais soutenu par le parti alors mieux foutre le bordel et ils perdent tous. Je vou assure que ce n'est qu'un debut. Après les Européennes et surtout en 2010 ça va chauffer et nous autres allons revoter Sarko car à l'ump il ya ausi les problème mais ils savent être solidaires malgré leurs différences.
de toutes façon je ne suis pas sûr que nous avons gagner au change avec le petit dictateur que nous avons a la tête du pays qui viens de virer un préfet et le chef de la police de ST LO , parce que des gens on manifester contre sa présence , on es la reproduction de la Chine alors es que Royal aurait été moins dictateur que lui ont ne peut pas le savoir
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