L'histoire était si belle... mais une polémique vient entâcher la belle réussite du film Séraphine, lauréat de sept statuettes à la dernière cérémonie des César : meilleurs film, scénario, actrice (Yolande Moreau), musique, photo, décor et costumes. Alain Vircondelet, docteur en histoire de l'art, affirme en effet que le long métrage de Martin Provost a plagié une de ses oeuvres, Séraphine de Senlis, publiée aux éditions Albin Michel en 1986.
Editeur et auteur poursuivent TS production et le scénariste-réalisateur en justice en raison, selon les accusateurs, de nombreux passages du long métrage qui sont de la "pure reproduction". De leurs côtés, les accusés se défendent d'un quelconque plagiat, citant différents ouvrages comme ceux de Jean-Pierre Foucher (1968) et Wilhelm Uhde (1949). Ils expliquent que les similitudes manifestes entre le film et le livre de Vircondelet sont des interprétations différentes. Ainsi, le long métrage s'apesantit sur la relation de l'artiste et du collectionneur et l'homosexualité de Uhde, ce qui n'est pas le coeur de l'ouvrage d'Alain Vircondelet.
La justice devra trancher pour savoir si cet auteur a été spolié de son ouvrage ou pas. Le film ayant rencontré un beau succès en salles - 800 000 spectateurs -, Albin Michel et l'écrivain réclament 600 000 euros de dommages et intérêt et parlent même d'interdiction d'exploitation... Ils semblent être prêts à faire entendre leur voix !
A suivre...
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