Le magzine FHM a rencontré le chroniqueur le plus virulent de la radio : Stéphane Guillon. Depuis 2008, on peut l'entendre tacler à tout-va dans la matinale de France Inter, et les chiffres sont très bons ! Celui qui se dit "intouchable" grâce à Nicolas Sarkozy (le président a publiquement déclaré qu'il ne l'aimait pas !) revient sur son parcours, les critiques qu'on lui assène à longueur de temps, et, de manière assez floue, sur ses revenus.
Guillon est né en 1963 à Neuilly, et malgré des années de galère, il a tenu le coup grâce à ses parents et ne s'en cache pas : "Sans le soutien financier de mes parents, je n'aurais pu persister. Ce métier est un luxe..." En 2003, le succès frappe à sa porte : il rejoint Stéphane Bern - ils sont brouillés depuis que Bern a remercié Muriel Cousin , compagne de Guillon et la mère de sa petite fille, Violette, de son émission - dans Le Fou du Roi et dézingue à tout-va sur Canal+. On lui reproche alors d'être un lâche, de dresser des portraits "méchants" et de quitter le plateau très vite pour éviter toute confrontation :
"Est-ce si difficile de comprendre qu'il m'est indispensable de ne pas côtoyer les invités, pour éviter la dérive vers le copinage ?" De toute façon, Guillon a-t-il la fibre bagarreuse ? "La dernière fois c'était il y a longtemps. Un mec m'avait mal parlé dans le métro. J'ai eu le dessus. Çà sert de faire de la boxe."
Lors de la polémique Frédéric Mitterrand à cause de son livre La Mauvaise Vie, Guillon ne s'est pas fait prier pour bousculer le ministre : "Je l'ai chargé parce que je trouvais ses explications un peu faux-cul. Même s'il ne se tapait pas de gamins, on évacue un peu vite le problème de la prostitution en Thaïlande." Malgré tout, Le comédien reconnaît qu'il ne faut pas tirer sur tout le monde (les ambulances, par exemple) et soulève un certain cynisme de la profession : "Pour vendre tes DVD, il faut passer à la télé, il faut limer ses griffes... Pour réussir, évite de te faire Denisot, Drucker and Co..." Guillon préfère de toute façon Domnique Strauss-Kahn (on se souvient de la polémique), Martine Aubry et surtout le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
Dans le classement établi par le magazine économique Challenges, les humoristes dont les spectacles (et uniquement les spectacles) font le plus de chiffre d'affaires sont ceux dont la visibilité est maximale en télévision et au cinéma comme Dany Boon, Anne Roumanoff, Franck Dubosc et Gad Elmaleh. Si Guillon ne fait pas partie du top ten, l'humoriste se porte malgré tout bien financièrement.
Selon Le Point, il toucherait 9 000 euros par semaine pour sa revue de presse chez Thierry Ardisson, le samedi dans Salut les terriens. A cela, Canal+ ajouterait une prime d'exclusivité de 9 000 euros. Quant à ses revenus sur France Inter, c'est le tarif normal de 350 par chronique, il en assure douze chaque mois. Si l'acteur confirme ses revenus à la radio, il botte en touche en ce qui concerne la télévision : "Pour le reste, moins que ce qui a été écrit dans Le Point (agacé). Le journaliste avait les bons chiffres. Il a choisi de les multiplier par deux." Tous Bruno ? Pourquoi ne pas être totalement transparent ?
Comme pour donner du poids à ses déclarations, Guillon se justifie aussi sur sa passion pour les voitures de collection : "Vous voulez la réalité ? Je possède deux Porsche de 1956 et 1964 et une seule belle montre à mon poignet. On m'a volé les trois autres."
Pour se refaire, Stéphane Guillon peut compter sur son spectacle, il sera sur la scène du théâtre Dejazet à Paris, à partir du 12 janvier 2010. L'intégralité de cette interview, dans le nouveau numéro de FHM. Profitez-en, le magazine devrait bientôt disparaître... Dommage !
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