Rappel des faits : Le petit Louis, un jeune vacancier de la Drôme, avait disparu pendant 24h entre le jeudi 7 et le vendredi 8 août. Ce fameux vendredi, alors que le jeune garçon venait d'être retrouvé sain et sauf depuis quelques minutes, la rédaction de TF1 annonce la (fausse) mort de Louis à la fin de son édition de 20h. C'est la journaliste Florence Schaal, envoyée spéciale de la chaîne, vingt-six ans d'ancienneté qui en a fait l'annonce, d'après une "indiscrétion" des pompiers...
Pour "réparer" cette énorme bourde, la chaîne prendra la décision de diffuser en boucle durant le programme qui suit — Koh-Lanta — un bandeau rectificatif annonçant que le garçon a bien été retrouvé endormi au pied d'un arbre, en bonne santé. Mais c'est trop tard. Le mal est fait.
Sur le site de Télé2Semaines, Jean-Claude Dassier, le patron de l'information de TF1, revient sur cette grave erreur : "C'est une chose dont TF1 se serait bien passée. Cette affaire me fait beaucoup de peine. Ça me gène considérablement. D'abord, cela a abîmé la crédibilité de la chaîne. (...) Ça n'aurait pas dû arriver. (...) Il y a une responsable : elle a 30 ans de métier et le titre de rédacteur en chef (Florence Schaal, ndlr). On ne peut même pas reprocher à la hiérarchie d'avoir envoyé un gamin ou une gamine de 24 ans ayant fait deux reportages dans sa vie, là on aurait été mal. Cette baraque a bien travaillé : on a envoyé quelqu'un de solide, de connaissant, d'expérimenté. Et on est parti dans un dérapage, c'est incompréhensible".
Selon le Canard Enchaîné en kiosque demain, la sanction est tombée : licenciement pur et simple pour Florence Schaal, unique responsable de cette erreur selon la direction de la chaîne. Ce renvoi sera notifié dès le jeudi 21 août. Florence Schaal était entrée à l'information de TF1 en 1982 et occupait aujourd'hui le poste de rédactrice en chef.
L'avis de PPDA dans le même journal est fort différent : " Lorsque j'étais en fonctions, la règle était simple. Puisque j'étais le patron de mon édition, personne ne passait à l'antenne sans mon accord ou, si j'étais occupé, celui de ma rédactrice en chef. En l'occurrence, la hiérarchie demande toujours à l'envoyé spécial ce qu'il a à dire et, au besoin, le nourrit d'informations parvenues au siège de la chaîne, ce qui peut colorer différemment son intervention. Il faudrait savoir si le rédacteur en chef, ce soir-là a interrogé préalablement Florence Schaal et si elle est passée à l'antenne sans filtre "a t-il écrit dans une lettre.
Le moins qu'on puisse reconnaitre à PPDA, c'est qu'il donne une leçon de journalisme à Jean-Claude Dassier, et qu'il n'a pas vraiment tort...
La chaîne espérait régler ce problème discrétement, ce ne sera pas le cas...
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