Pour Florence Schaal, responsable d'une énorme boulette en direct lors du journal de 20 heures du 8 août dernier, le dénouement est imminent : envoyée spéciale dépêchée sur l'affaire du petit Louis, elle avait annoncé, en se fondant sur les propos d'un pompier à l'œuvre sur les lieux, la mort du petit garçon... retrouvé vivant quelques minutes plus tard. Obligeant la chaîne à diffuser un déroulant avec rectificatif, ainsi que des excuses aux parents et aux téléspectateurs.
Dans la foulée, la journaliste avait été mise à pied, le 12 août, et a été convoquée le 1er septembre par le directeur des ressources humaines de TF1, Jean-Pierre Rousseau, pour le fameux et redouté "entretien préalable en vue d'une sanction disciplinaire". Si, en l'occurrence, la sanction qui sera prise à son encontre n'est pas encore connue, la chaîne de Nonce Paolini (qui vient par ailleurs d'être nommé président de TF1 Publicité en lieu et place de Claude Cohen, laquelle devient conseillère du groupe en plus de ses casquettes d'administrateur et de présidente de SNPTV) devra elle aussi rendre des comptes.
Le CSA, qui a auditionné Nonce Paolini hier sur cette affaire, a décidé d'adresser une "mise en demeure" à la chaîne : attendu que TF1 s'est rendue coupable d'un manquement à la convention qu'elle a signée en 2001, requérant que "dans le cas où un envoyé spécial doit intervenir à l'antenne, [il convient] qu'un contact ait été préalablement établi avec lui sur le contenu de son intervention".
Le Conseil des Sages a donc mis TF1 en demeure "de respecter l'honnêteté de l'information et de s'assurer de la véracité des informations diffusées à l'antenne". La chaîne a totalement dédouané Michel Floquet, récent rédacteur en chef que Florence Schaal n'était pas parvenue à contacter pour des raisons techniques avant de prendre l'antenne, de toute responsabilité dans cet incident. Le CSA semble, si on lit bien son communiqué, se ranger du côté de ceux qui estiment que la hiérarchie de Tf1 n'aurait jamais dû offrir l'antenne à sa journaliste sans contrôle... et si on lit toujours aussi bien, la faute serait d'abord à la rédaction en chef, d'abord.
Florence Schaal, commentant cette décision, s'est montrée à la fois soulagée et solidaire de son employeur (mais jusqu'à quand ?) : "Je suis triste pour ma chaîne qu'elle ait à subir publiquement les reproches du CSA, mais aussi soulagée que les circonstances de ce qui est arrivé ce malheureux 8 août dernier soit enfin rendues publiques", a-t-elle déclaré.
Reste à connaître l'attitude adoptée vis-à-vis de Florence Schaal, qui est une journaliste aguerrie. Un délai de 12 jours est prévu entre l'entretien préalable et la décision diciplinaire.
Pour mémoire, Guillaume Durand, pour sa boulette similaire dans l'affaire Pauline Lafont à la fin des années 1980, n'avait pas été limogé par la 5...
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