Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Thierry Ardisson fête ses 20 ans d'antenne : retour sur la carrière de 'l'homme en noir'

Jimmy et Canal+ proposeront le samedi 5 avril trois émissions spéciales pour célébrer les 20 ans d'antenne de Thierry Ardisson. Comment ce boulimique de travail, doué d'une repartie déconcertante, est-il devenu "l'homme en noir" et l'animateur le plus insolent du PAF ? Retour sur le programme des "festivités", et la carrière de cet animateur pas comme les autres.

Sur Jimmy, c'est sous la forme d'un documentaire inédit de 2 fois 52 minutes — Ardisson, l'homme en noir, réalisé par Philippe Kiefer et Marie Eve Chamard — qu'un hommage sera rendu dès 20h50 à Thierry Ardisson. Il y évoquera ses réussites, ses échecs et les rencontres déterminantes qui ont jalonné son parcours.
La chaîne thématique diffusera dans la foulée le numéro culte de son émission Lunettes noires pour nuits blanches, avec Serge Gainsbourg.

De son côté, Canal+ proposera à 19h15 une édition spéciale de Salut les Terriens de 90 minutes pendant laquelle l'animateur reviendra sur sa carrière (on n'est jamais mieux servi que par soi-même...), entouré de nombreux anciens ou actuels collaborateurs. Seront notamment présents Christine Bravo, Laurent Ruquier, Laurent Baffie, Laurent Boyer, Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h, Frédéric Taddéï, Frédéric Beigbeder, Philippe Besson et Maïtena Biraben.

Avant de découvrir ou redécouvrir la carrière de l'homme en noir, Purepeople.com retrace son parcours.

Thierry Ardisson naît le 6 janvier 1949 à Bourganeuf, dans la Creuse. Fils d'un ingénieur catholique et d'une militante communiste, il bouge beaucoup pendant son adolescence à cause des mutations de son père. Il étudiera principalement au collège Saint-Michel à Annecy, avant de suivre des études de lettres à l'université Paul-Valéry de Montpellier, dont il sortira avec une licence d'anglais.

Il commence sa carrière professionnelle en 1972, à 23 ans, dans le monde de la publicité. Tout d'abord chez BBDO, puis chez TBWA, il fondera ensuite avec Eric Bousquet et Henri Baché sa propre agence : Business.

Ardisson laissera quelques slogans à la postérité : "Ovomaltine, c'est d'la dynamite !", "Vas-y Waza !", "Lapeyre, y en a pas deux"... Il profitera d'ailleurs de ce talent pour lancer dans ses émissions futures des formules chocs tombées depuis dans le domaine public : "Magnéto Serge !", "Sucer, c'est tromper ?"

Dès 1973, il profite de sa plume talentueuse et écrit lors d'un voyage à l'étranger Cinemoi, paru aux éditions du Seuil. Une pratique qu'il développera au fil des années, puisqu'il va vivre de sa plume dès la fin des années 70 en collaborant à différents magazines comme Playboy, Paris Match, Elle, Rock & Folk, L'Echos de Savanes et Façade, dans lesquels il affiche un style agressif, anticonformiste, polémique. Surtout dans Rock & Folk, où il propose des interviews qui ont souvent fait scandale : Vince Taylor, Coluche, Eddy Mitchell et Gérard Depardieu se sont livrés à la plume d'Ardisson, et dans le numéro de l'été 80, c'est Yannick Noah qui lui déclare ouvertement qu'il consomme du cannabis — le journaliste, qui a toujours été partisan du "pétard" et de sa dépénalisation, persiste et signe en octobre 2006 dans un fameux article paru dans Le Nouvel Obs.

Thierry Ardisson jubile de ce "coup" médiatique. L'interview est accompagnée de photos du tennisman sortant ivre d'une boîte de nuit...

Enorme buzz à l'époque, et excellente pub pour Rock & Folk, dont les ventes explosent aussitôt. Ardisson affine son style : rebelle, scandaleux, polémiste. C'est aussi le début des années d'excès.

La nuit et ses tentations : sexe, alcool, drogues, Ardisson essaye tout. Lui qui a toujours confié que "le pire de tous les vices, c'est l'excès de vertu", respecte son adage.

En 1985, il démarre sa carrière à la télévision sur TF1 avec Scoop à la Une, puis coproduit avec Catherine Barma (qui deviendra, au-delà d'une fidèle collaboratrice, une sorte d'alter ego lors de sa carrière télévisuelle) l'émission A la folie pas du tout, présentée par Patrick Poivre d'Arvor de 1986 à 1987.

C'est à cette époque qu'il lance sur la première chaîne Descente de police, que le CSA arrêtera rapidement à cause d'une plainte de Karen Chéryl, passée sur le grill Ardisson lors d'une interview féroce et agressive qui fera à nouveau scandale.

En 1986, il se lance dans l'aventure de la nouvelle chaîne de Silvio Berlusconi, La Cinq, avec deux nouvelles émissions qu'il coproduit avec Catherine Barma : Face à France et surtout Bains de minuit, qui se veut un programme branché, enregistré dans le célèbre et sulfureux club parisien Les Bains Douches.

À partir de 1988, il quitte la chaîne privée pour aller sur le service public et y présenter (sur Antenne 2 jusqu'en 1990) Lunettes noires pour nuits blanches, enregistrée depuis la discothèque Le Shéhérazade, avant de reprendre le créneau de l'access prime-time le samedi à 19h avec Télé-Zèbre, en compagnie d'Yves Mourousi (un autre noctambule excessif) et de deux nouveaux venus dans le paysage audiovisuel : Yvan Le Bolloc'h et Bruno Solo.

En 1988, Thierry Ardisson écrit son plus gros succès littéraire, Louis XX (Gallimard). Lui, le royaliste assumé qui ne plaisante jamais avec la monarchie et le pape, est accusé par Gérard Guéguan d'avoir "dérapé dans une flaque de sang bleu" lorsqu'il se rend au mariage de Louis de Bourbon en 2004 en République Dominicaine. Le duc d'Anjou — et prétendant au trône de France — étant par ailleurs le parrain d'une de ses filles.

Ardisson assume et rêve d'une monarchie constitutionnelle pour la France. Surprenant pour cet anticonformiste excessif...

Le 2 avril 1988, il épouse Béatrice Loustalan, ingénieur du son et "sound designer", avec qui il aura trois enfants : Manon, Ninon et Gaston.

De 1991 à 1993, il présente l'émission à succès Double jeu, diffusée le samedi soir sur la 2, dans laquelle il interviewe des stars avec son ton bien à lui, mitraillant ses invités de questions toujours plus intimes ("La sodomie, ça te plaît ?", "La coke, t'as essayé ?"), entrecoupées des caméras cachées de son acolyte Laurent Baffie et du jeu Info Intox de Philippe Guérin.

Il produit entre 1992 et 1994 Frou Frou, présentée par Christine Bravo sur France 2. Il tentera d'ailleurs, mais sans succès, le lancement du magazine du même nom.

Côté presse justement, il crée en 1992 le magazine Entrevue, dont il devra changer le nom initial — Interview — après un procès perdu pour plagiat intenté par le magazine américain du même nom. Ce titre, trash et racoleur, lui apportera quelques foudres, notamment avec les décideurs du petit écran qui ne le soutiendront plus après les échecs successifs d'Ardimat et d'Autant en emporte le temps en 1993.

Ardisson doit changer. La provoc, les scandales : son fonds de commerce n'excite plus. Il agace. Il doit se racheter une conduite pour atteindre ses ambitions, lui qui déclare dans son autobiographie (Confessions d'un baby-boomer, 2004) : "Quand on veut arriver à ce qu'on veut, il faut y mettre toute sa vie, au détriment du reste."

Après 1994 et le nouveau scandale Pondichéry (son nouveau roman pour lequel il fut accusé de plagiat et pour lequel il reconnaîtra avoir "pompé" 60 pages d'un autre livre), 1995 sera l'année du changement. Il tente de mettre Laurent Ruquier à l'antenne avec Les Niouzes, mais l'émission sera arrêtée dès la première semaine (il touchera quand même le jackpot avec Ruquier quelque temps plus tard en produisant On a tout essayé). Il se rachète cependant une virginité en revendant ses parts du magazine Entrevue, et part sur le câble.

Il débarque sur Paris Première en 1995. Il produit et présente l'émission Paris dernière, qui va vite devenir culte (après lui, Frédéric Taddéï, puis Xavier de Moulins se baladeront dans les nuits chaudes de la capitale pour des interviews insolites).

Il y présentera également pendant quelques années Rive droite, rive gauche, une émission culturelle avec des chroniqueurs comme Frédéric Beigbeder, Elisabeth Quin et Philippe Tesson.

Thierry Ardisson signe en 1998 Les Années provoc (Gallimard). La même année, il retourne sur France 2 pour animer le samedi en deuxième partie de soirée Tout le monde en parle, avec ses amis Laurent Baffie, Philippe Corti et son fameux Blind-test.

L'émission, qui rassemble près de 30% des téléspectateurs chaque samedi, sera diffusée jusqu'en juin 2006.

Lui qui avait déclaré lors d'une interview à Ultraviolet : "Je préfère faire 50% d'une bonne affaire que 100% d'une mauvaise", admettra dans son autobiographie, après l'énorme succès de son talk-show : "J'ai pas toujours eu ma place au soleil. Avant de lancer Tout le monde en parle, j'ai quand même fait trois quatre conneries". Il reconnaît et assume. Et profite de cette nouvelle crédibilité.

De 2003 à 2007, il présente en plus l'émission 93, faubourg Saint-Honoré, toujours sur Paris Première, une sorte de réception mondaine qu'il enregistre depuis son domicile parisien.

En avril 2006, le journaliste et éditeur Jean Robin — qui avait déjà levé le voile du plagiat de Pondichéry — sort un ouvrage intitulé Ils ont tué la télé publique, dans lequel il critique ouvertement l'homme Ardisson, "ses mensonges, ses obsessions pour les complots, les juifs, le sexe et le satanisme". Thierry Ardisson nie tout en bloc.

Le 13 mai 2006, France 2 annonce que l'animateur quittera la chaîne publique à la fin de la saison, la nouvelle direction de France Télévisions mettant en application le principe d'exclusivité de ses animateurs. L'interviewer rebelle, qui venait de s'engager à nouveau avec Paris Première, tire sa révérence après des années de bons et loyaux services. Il écrira d'ailleurs au président de France Télévisions, Patrick de Carolis, avant la fin officielle de son contrat le liant à France 2 : "C'est un miracle que tu fusilles", faisant allusion à la fin de l'émission à succès Tout le monde en parle.

En septembre 2006, les journalistes Jean Birnbaum et Raphaël Chevènement écrivent à quatre mains La Face cachée de l'homme en noir, dans lequel ils décryptent Tout le monde en parle en s'attaquant à la méthode Ardisson, "son machisme, son obsession des origines et du conflit communautaire, sa fascination pour les pouvoirs occultes et pour les théories du complot".

Le 4 novembre 2006, Thierry débarque sur Canal+. Il y présente Salut les Terriens tous les samedis en clair et en access prime-time.

Même s'il s'est assagi, Ardisson entretient encore souvent le mépris et la controverse. Vis-à-vis des autres d'abord — "Marx est à Jésus Christ ce que Fogiel est à Ardisson" (lors d'une interview accordée au journal Le Soir en avril 2002) —, mais également vis-à-vis de lui-même, Michel Polnareff balançant dans Le Point, en février 2007, qu'il ne souhaitait pas du tout voir l'animateur lors des concerts qu'il donnera pour son come-back.

Il a l'habitude Thierry. Il n'a jamais laissé personne indifférent. Toute sa carrière s'est construite là-dessus.

En février 2008, il fait l'objet de fortes critiques de la part d'un de ses anciens collaborateurs — Michel Malaussena — qui, dans son roman Les Animatueurs, lui reproche sa personnalité caractérielle, son mépris pour ses subordonnés ou sa manière de rabaisser ses invités, dont les interventions sont coupées au montage selon les souhaits de l'animateur.

D'un naturel rebelle et provoc, il se lâche encore et se permet d'insulter à l'antenne Valérie Bègue (Miss France 2008), et se voit condamné à une amende de 15000 euros pour avoir affirmé que la journaliste de TF1 Anne-Sophie Lapix entretenait une relation avec le réalisateur Djamel Bensalah ("Le Ciel, les oiseaux et... ta mère").

Sa dernière idée : se lancer dans le cinéma. Après des apparitions dans Les Clefs de bagnole de Laurent Baffie, puis L'Age des ténèbres de Denys Arcand, il tient aujourd'hui le pitch du film qu'il souhaite monter : quatre garçons qui s'appellent John, Paul, Ringo et George vivent à Liverpool, mais ne sont jamais devenus les Beatles.

Interrogé par Le Point sur cette étrange ressemblance avec le film Jean-Philippe, "l'homme en noir", comme à son habitude, ne se démonte pas : "C'est un Jean-Philippe, mais mondial. Et ce n'est pas du plagiat, c'est de l'inspiration !"

On suppose que Thierry Ardisson, même calmé, restera toujours Thierry Ardisson. "Un médecin m'a dit un jour : « De toute façon, vous resterez un addict tout votre vie », maintenant, je me drogue à la normalité..."

Il a bien fait. Il paraît qu'il faut être normal pour durer. En tout cas, 20 ans de télé, ça se fête.

Mark Wahlberg, une superstar bien dans ses baskets
Michelle Williams : adorable baby doll aux allures de femme fatale
Hayden Panettiere complètement accro au nail art !
Scarlett Johansson : une belle américaine à Paris qui ne passe pas inaperçue...
Uma Thurman sculpturale pour sa montée des marches à Cannes
Zac Efron : un playboy débarque sur la Croisette !
Métamorphoses de stars : les préférez-vous avec les cheveux courts ou longs ?
Ces enfants stars qui ont bien grandi...
Britney Spears, Mariah Carey, Nicole Richie : les changements de poids spectaculaires des stars
Ces couples de stars qu'on avait oublié !
Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
À ne pas rater
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel