Il y a à peine plus d'un an, nous ne pouvions que partager l'immense déception de Tony Estanguet, porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympiques de Pékin, dont il était l'un des plus grands espoirs d'or...
Le double champion olympique de canoë (C1) slalom, prématurément éliminé après avoir bu la tasse dans les rapides du bassin de Shunyi, avait échoué à une malheureuse 9e place bien inappropriée à son talent. "C'était un costard trop grand pour moi", avait-il alors commenté, au sujet de son objectif d'une troisième médaille d'or consécutive...
Son éternel rival de la décennie, le Slovaque Michal Martikan, quintuple champion du monde, en avait profité pour glisser imperturbablement vers l'or olympique qui lui avait échappé lors des deux précédentes olympiades par la faute du Français.
Mais aujourd'hui, dimanche 13 septembre, dans les eaux espagnoles de Seu d'Urgell, le Palois a pris sa revanche sur sa désillusion et sur son grand adversaire : Tony Estanguet, après l'argent par équipe hier, a en effet décroché son deuxième titre mondial de C1 en slalom après son sacre à Prague en 2006, devançant Martikan (96,21 contre 98,76). A noter que, du côté du K1, le tout jeune Boris Neveu a décroché l'argent.
"Je me suis régalé", s'est contenté de savourer Tony Estanguet, ajoutant : "Je ne m'étais pas mis de pression sur le résultat. Si je continue ma carrière jusqu'aux jeux Olympiques de Londres, où l'objectif sera clairement un résultat, ce sera plus difficile d'avoir cette attitude." On verra en temps voulu !
G.J.
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